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Rachat d'Uramin : perquisitions chez Anne Lauvergeon et Areva

Des perquisitions ont été menées ce mardi chez plusieurs acteurs du rachat en 2007 de la société minière canadienne Uramin par Areva.

Anne Lauvergeon, ici le 2 décembre 2013 à Paris, est critiquée pour sa gestion d'Areva. (archives)
Anne Lauvergeon, ici le 2 décembre 2013 à Paris, est critiquée pour sa gestion d'Areva. (archives)
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Une dizaine de perquisitions ont été menées ce mardi 3 juin dans l'enquête sur le rachat d'Uranim, notamment au siège d'Areva et au domicile de l'ancienne patronne du groupe, Anne Lauvergeon. L'information révélée par le journal Le Monde a été confirmée à l'AFP par une source judiciaire. 

Uramin, qui ambitionnait d'exploiter des gisements d'uranium dans plusieurs pays africains, avait été achetée à prix d'or, pour 2,5 milliards de dollars environ, soit 1,8 milliard d'eurosMais après le départ de sa dirigeante, évincée par Nicolas Sarkozy, Areva avait divisé par cinq la valeur comptable de cette société. Le groupe avait dû inscrire dans ses comptes de 2010 et 2011 des provisions d'un montant total de près de 1,9 milliard d'euros.

Des comptes inexacts ?

Plusieurs autres anciens dirigeants d'Areva ont été concernés par cette opération, notamment l'ex-responsable des mines, Sébastien de Montessus, qui a quitté Areva en 2012. Le domicile d'un autre ancien cadre, Daniel Wouters, qui avait préparé cette opération de rachat quand il était directeur du développement d'Areva, a également été perquisitionné, ont ajouté ces sources.

Le rachat d'Uramin, qui a tourné à la débâcle financière, a fait l'objet de très vives critiques de la Cour des Comptes dans un pré-rapport publié en mai. En avril, suite à un signalement des magistrats de la rue Cambon, le parquet national financier (PNF) avait ouvert une enquête préliminaire pour "présentation ou publication de comptes inexacts ou infidèles", "diffusion d'informations fausses ou trompeuses" et "faux et usage de faux".

Lauvergeon parle d'"acharnement"

Le 21 mai, Anne Lauvergeon s'était dite victime "d'un certain acharnement" et avait défendu la décision stratégique d'acquérir Uramin, se faisant l'avocate d'un modèle intégré susceptible d'assurer au groupe son approvisionnement en uranium.

Elle avait également invoqué la crise financière de 2008, survenue quelques mois après l'acquisition, puis la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011 qui devait faire plonger le cours de l'uranium. Sollicité, Areva n'a fait aucun commentaire.

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