4 min de lecture Silicon Valley

Quand le vent tourne dans la presse

REPLAY - Le Wall Street Journal prédit la fin de l'âge d'or des start-ups de la Silicon Valley.

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Quand le vent tourne dans la presse Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
et La rédaction numérique de RTL

Ce n’est pas un secret pour les spécialistes : l’heure n’est plus à la fête dans la Silicon Valley. L’épicentre de la haute technologie américaine vit depuis quelques mois dans la peur de l’éclatement d’une bulle qui n’a cessé de gonfler. Les premiers signes sont là, Apple vend moins d’iPhones, Twitter stagne, les sommes d’argent levées par les start-ups viennent de reculer et aucune d’entre elles n’est entrée en bourse au premier trimestre 2016. Bref, le vent est en train de tourner et tout le monde guette l’éclatement, mais comment savoir quand il arrivera ?
 
Eh, bien le Wall Street Journal repris ce matin par le Figaro Économie a tenté de le prédire avec un indice étonnant et imparable. Les ventes de tables de ping-pong, ce sont ces chiffres-là qu’il faut guetter en priorité. Pourquoi ? Parce que la table de ping-pong est devenue un objet indispensable pour toute start-up qui se respecte, le symbole d’une culture d’entreprise "cool mais on bosse quand même 17 heures par jour". Ainsi les investisseurs auraient pu anticiper les derniers résultats maussades de Twitter, car jusqu’à fin 2014 le siège du réseau social commandait régulièrement des tables de ping-pong à un grand magasin spécialisé de San José, il n’en a pas acheté une depuis 6 mois. Les grandes enseignes californiennes qui en vendent affirment que leurs ventes ont chuté de 50% depuis le début de cette année.

Le vent tourne pour Donald Trump

On n’est plus sur la table de ping-pong, mais sur la girouette. Étonnante chronique de l’éditorialiste politique du New York Times, Nate Cohn, "Comment je me suis trompé sur Donald Trump. Le journaliste l’avoue : je crois que la presse en général, et moi en particulier, avons sous-estimé monsieur Trump. C’est aussi ce que dit Éric Le Boucher dans Les Échos : "L’intelligentsia pensait qu’au regard de la nullité de ce qu’il propose Trump devait être arrêté à l’automne dernier, on disait même que Trump était la chance d’Hillary [Clinton], qu’elle aurait une victoire facile contre lui".

"Toute l’Amérique commence aujourd’hui à en douter. Et pour lui, c’est la relation entre la mondialisation et les états qui explique la poussée du populisme. Certes, le populisme ne présente rien de sérieux, mais il est temps de le prendre au sérieux, il monte partout en puissance et le voilà aux portes de la Maison-Blanche". L’attirance des peuples pour le renversement des tables, le "jamais essayé", l’hétérodoxe peut devenir irrésistible. Là-bas le trumpisme, ici le lepenisme. Trump peut croire  à son étoile.

L’étoile de François Hollande

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C’est la une du Parisien - Aujourd’hui en France, photo de François Hollande les yeux vers le ciel, sourire en coin, sur le perron de l’Élysée. "Il compte sur sa bonne étoile" titre le journal qui raconte comment, pour être réélu dans un an, le président mise sur une alliée fidèle : la chance. Qu'importe les mauvais sondages, le vent va tourner. Parce que sa carrière est jalonnée d’incroyables coups de dés et de réussites inespérées, de l'arrestation de son rival DSK en 2011, qui lui a laissé le champ libre, jusqu'au récent contrat de sous marins avec l’Australie, il a la baraka disent ses amis. Et le sourire aussi, semble-t-il. Ces derniers jours, raconte Nathalie Shuck, il n’est pas rare de l’entendre dans les couloirs de l’Élysée lancer un sonore "Eh oh, la gauche" avant partir d’un grand éclat de rire.
 
Et puis François Hollande en est convaincu, ce sera Sarkozy en 2017. Il reste un très bon candidat", confie-t-il, ce n’est pas un chanteur aussi populaire que par le passé, mais il a ses groupies. En revanche, il ne croit pas en Juppé, "Une campagne, ça commence en février de l’année de l’élection, pas en février de l’année d’avant". Mais en fait le modèle de François Hollande, c’est Jacques Chirac, le "non" de Hollande au Traité transatlantique serait inspiré du "non" de Chirac à la guerre en Irak. Et l’on apprend au passage que François Hollande a rendu récemment une discrète visite à l'ancien président.

Le vent a tourné aussi dans les discothèques

Oui, c’est une enquête du site de "La Matinale" du Monde qui nous l’apprend : l’an passé 600 boites de nuit ont fermé en France. Les attentats ont en fait aggravé la situation d’établissements déjà fragilisés par la crise et les mesures antitabac. Et puis les habitudes festives ont changé. Au lieu de payer cher pour s’enfermer dans un lieu où l’accueil n’est parfois pas à la hauteur, bien des jeunes préfèrent acheter de l’alcool au supermarché et se retrouver chez eux, dans la rue ou à l’entrée d’un bar.

Il suffit d’un mot sur Facebook, c’est une "ubérisation de la nuit" dit un spécialiste. Un signe qui ne trompe pas, le roi de la nuit parisienne, un certain Romain Dian, propriétaire des lieux branchés de la capitale, comme "Chez Régine" ou "La Villa" est parti. Il a dissout son groupe pour aller s’installer en Amazonie et faire du yoga.

Gérard Depardieu en roue libre dans "Le Parisien - Aujourd'hui en France"

Gérard Depardieu est toujours aussi survolté, et s'il y a une interview à lire ce matin, c'est la sienne par les lecteurs d'Aujourd'hui en France. Quatre pages de pure Depardieu. Il débine, il dézingue, il tempête. Les hommes politiques ? C'est mensonge et coups bas depuis toujours. Sauf Poutine, il me donne des leçons de géopolitique. Le Festival de Cannes ? Ça n'a "plus rien à voir avec le cinéma". La télé ? Je la regarde très peu, et surtout pas les chaines d'info qui sont "des abrutissages". L'alcool ? "Ça fait longtemps que je ne bois plus, je n'aime plus du tout l'ivresse, je n'y trouve plus de plaisir".
 
Le vin ? C'est devenu "trop cher", l'ennemi c'est l'argent. "Les Bordelais sont complètement cons, c'est honteux qu'une bouteille de premier cru se vende 600 euros. Et d'ailleurs, ça me fait plaisir que les Italiens soient passés premiers exportateurs ! Pour l'Euro de football, il souhaite la victoire des Belges, parce que "c'est à Bruxelles que se décident nos putains de loi à la con, peut-être que ça les rendrait intelligents, les eurodéputés qui ne connaissent rien sauf le resto où ils vont bouffer le midi ! Et puis on l'interroge sur sa nationalité : "Je ne suis pas que français, je suis vivant bordel, et la vie est dans le monde !"

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2016-05-06 11:48:34