1 min de lecture Info

Paul, fondeur de cloches : "Il faut provoquer l'enthousiasme pour mener à bien nos projets"

CHRONIQUE - Il y a un an, l'entreprise de fonderie de Paul Bergamo livrait les nouvelles cloches de Notre-Dame de Paris. Pour lui, son métier aux multiples facettes a de l'avenir.

Paul Bergamo, le dirigeant de la fonderie Cornille-Havard
Paul Bergamo, le dirigeant de la fonderie Cornille-Havard Crédit : AFP / Mychèle Daniau
Armelle Levy
Armelle Levy Journaliste RTL

La fonderie Cornille-Havard, basée à Villedieu-les-Poêles dans la Manche, a fabriqué les nouvelles cloches de la cathédrale Notre-Dame de Paris, inaugurées il y a un an. La plus grosse pesait 6 tonnes ; la plus petite, 800 kilos. "Pour un fondeur de cloches, travailler pour la première église de France, c'est une très grande joie", se réjouit Paul Bergamo.

Fondeur de cloches, un métier pluriel

Ces cloches (composées de bronze et d'étain), c'est le chef d'entreprise et ses dix-huit salariés qui les ont conçues dans l'atelier qui date du XIXème siècle, et que Paul Bergamo a racheté à ses parents il y a deux ans.

Le métier de fondeur de cloches est multiple. "Il faut savoir mouler, couler et accorder les cloches", explique notre artisan, qui cite aussi les activités de mécanique, de charpente, de métallerie et d'électro-mécanique. Sans oublier le tourisme artisanal, puisque l'atelier est ouvert au public (il reçoit près de 60.000 visiteurs par an).

Depuis trente ans, l'entreprise Cornille-Havard modélise ses cloches sur ordinateur. Aujourd'hui, Paul Bergamo recrute. Il recherche actuellement quelqu'un au bureau d'études "pour travailler sur des logiciels en 3D pour étudier tout le sur-mesure que l'on doit faire pour nos projets". 

Beaucoup de projets

À lire aussi
Le potager de l'École des semeurs, où les jeunes produiront les fruits et légumes avant de les vendres dans le cadre de leur formation éducation nationale
Décrochage scolaire : quand les jeunes retrouvent l'école grâce au maraîchage

Pour lui, son métier a de l'avenir. Outre les dizaines de milliers de cloches en activité en France, il cite les perspectives à l'export. En ce moment, la fonderie réalise des cloches pour le Vietnam ou encore le Congo-Brazzaville. "Il y a beaucoup de projets. Il faut se battre et provoquer l’enthousiasme pour arriver à la réaliser, mais pour l'heure tout se passe bien", explique Paul Bergamo.
  
Il existe trente fondeurs d'art dans notre pays (pas seulement fondeurs de cloches). Paris accueillera au mois de septembre le prochain congrès européen des fondeurs de cloches.

>
Paul, fondeur de cloches : "Il faut provoquer l'enthousiasme pour mener à bien nos projets" Crédit Média : Armelle Lévy | Durée : | Date :
Lire la suite
Info Économie Artisanat
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants