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Notre-Dame-des-Landes : pour Ayrault, "EELV doit sortir de l'ambiguïté"

Le Premier ministre a demandé des clarifications à Europe Ecologie-Les Verts, qui a affiché son soutien aux opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le 12 février 2014 à Angers (Maine-et-Loire).
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le 12 février 2014 à Angers (Maine-et-Loire). Crédit : AFP / FRANK PERRY
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C'est un nouveau recadrage. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé dimanche 23 février qu'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) devait "sortir de l'ambiguïté" au sujet de son soutien aux opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes au lendemain d'une importante manifestation qui a dégénéré et causé d'importants dégâts à Nantes, dans une déclaration à Presse-Océan.

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"Ces violences sont inacceptables dans un État de droit. Tous ceux qui exercent des responsabilités publiques doivent condamner les squatteurs de la Zad (zone d'aménagement différé dédiée à l'aéroport, ndlr), organisateurs délibérés de ces violences", a déclaré le Premier ministre dimanche à Presse-Océan, qui les reproduit sur son site internet, avant d'ajouter "EELV doit sortir de l'ambiguïté".

Ferme condamnation du Premier ministre

La manifestation, la plus importante depuis le début du mouvement d'opposition au projet, a rassemblé entre 20.000 personnes selon la préfecture et 50 à 60.000 selon les opposants. Mais d'intenses heurts se sont produits tout au long du parcours entre un millier de casseurs et les forces de l'ordre, avec d'importants dégâts.

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Samedi soir, Jean-Marc Ayrault avait condamné "avec la plus grande fermeté les actes violents commis par un millier de manifestants radicaux", dans un communiqué. "En démocratie, le droit de contester et de manifester contre un projet est légitime. Mais de telles violences sont inacceptables, et rien ne pourrait les justifier", ajoutait  Jean-Marc Ayrault, qui défendait la nécessité du projet lorsqu'il était maire de Nantes.

Le grand écart de Duflot

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Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a pour sa part mis en cause l'ultra-gauche et les "Black Bloc". "Un millier d'individus de l'ultra gauche, ainsi que des Black Bloc, très violents, se sont livrés à des exactions et à des violences intolérables: cocktails Molotov, boulons, pavés jetés sur les forces de l'ordre, détruisant des vitrines de magasins, saccageant un certain nombre de commerces, du mobilier urbain ainsi que l'entrée d'un commissariat de police", a-t-il dit.

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Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a salué le "succès de la mobilisation" mais a condamné "les dégradations et les actes de violences en marge de la manifestation". Avant la manifestation, dans une interview au Monde, la ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, avait déclaré que si elle n'était pas ministre, elle soutiendrait "plutôt deux fois qu'une" les manifestants, se disant "de coeur avec eux".

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Le préfet de Loire-Atlantique Christian de Lavernée a pour sa part estimé dimanche que "l'opposition institutionnelle à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit cesser d'être la vitrine légale d'un mouvement armé".

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