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Le renouveau des costumes Bruno Saint Hilaire

REPLAY - Confrontée à des temps difficiles, l'entreprise française vient d'être rachetée par ses anciens dirigeants.

Bénédicte Tassart Éco Tassart Bénédicte Tassart
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Le renouveau des costumes Bruno Saint Hilaire Crédit Image : Maxime Villalonga | Crédit Média : Bénédicte Tassart | Durée : | Date : La page de l'émission
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Bénédicte Tassart
Journaliste RTL

Bruno Saint Hilaire, l'entreprise de Balma, juste derrière le périphérique de Toulouse, vient d'être rachetée par ses propres dirigeants. Fabrice Door, ex-Kway, ex-Caterpillar, ex-Burberry enfant, ex-LVMH était déjà chez Bruno Saint Hilaire il y a 20 ans. "J'y suis revenu parce que j'adore cette marque" dit-il . Ce costume, c'est le meilleur du monde : antitache, lavable en machine. Je me marre à faire des démonstrations, je fais un nœud avec la manche, je fais un malheur, un vrai camelot !" rigole Fabrice Door, qui s'est associé à son directeur financier, maintenant directeur général adjoint. 

Des costumes antitâches et infroissables, c'est LA signature. "On est vraiment dans l'air du temps", souligne le patron et pourtant, la marque date de 1973. À l'époque, Bruno Le Cotier prend son prénom et rajoute le nom d'un village qu'on trouve partout en France : Saint-Hilaire. Mais attention, bientôt, le prénom Bruno va disparaître de la marque, un peu comme Yves Saint Laurent est devenu dernièrement Saint Laurent. On va aussi moderniser le logo. Bruno Saint Hilaire, c'est le premier pantalon extensible, avec de l'élasthanne. 15 critères qualité doivent être respectés dans le labo de Balma. 

19 à 20 millions d'euros de chiffre d'affaires

À Balma, on conçoit, on dessine les vêtements : des pantalons vendus 130-140 euros, des costumes à moins de 500 euros, mais également des pantalons et des tailleurs pour dames. La femme, c'est quand même 30% du chiffre d'affaires. La distribution, elle, se fait dans les magasins de la marque, mais aussi sur des corners au Printemps ou dans des magasins multimarques. En fait, seule la fabrication est délocalisée, au Portugal ou en Roumanie. Mais attention prévient Fabrice Door, "on va rapatrier un produit très technique en Bretagne et je pense à faire une ligne de costumes totalement made in France."

L'entreprise a vécu des temps difficiles : deux plans sociaux. Aujourd'hui, l'entreprise emploie une centaine de personnes, affiche 19 à 20 millions d'euros de chiffres d'affaires et 4 bilans de suite à l'équilibre. "La boîte a périclité en quelques années", se remémore Fabrice Door. "C'était l'armée mexicaine, tout le monde était chef, personne ne reconnaissait ses erreurs. Maintenant, on arrive à 8h30, on boit un café et on se retrousse les manches, c'est un bonheur", constate le dirigeant qui avec son associé a donc racheté la PME à un fonds d'investissement. Fabrice Door, fan de rugby : "j'adore les valeurs de ce sport et c'est pourquoi les joueurs de La Rochelle, de Castres, portent des costumes Bruno Saint Hilaire, mais aussi l'équipe de handball Fenix Toulouse", "parce que ce n'est pas parce qu'on est en costume qu'on n'est pas sportif", ajoute-t-il.

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