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Le pari de l'armateur français CMA CGM

ÉDITO - L'amateur marseillais vient de commander neuf navires de taille XXL. Un signe de bonne santé pour le numéro trois mondial du secteur.

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Christian Menanteau : le pari de l'armateur français CMA CGM Crédit Image : AFP / JEAN-SEBASTIEN EVRARD | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Christian Menanteau
Christian Menanteau et Loïc Farge

L'armateur français CMA CGM va prendre livraison de neuf porte-conteneurs d'un gabarit encore jamais vu sur les océans. Chacun de ces navires sera capable de transporter 22.000 grosses caisses métalliques dans lesquelles ont met à peu près tout ce qui peut se fabriquer sur la planète. CMA CGM envoie un signal très clair : il est d'ores et déjà sorti de la crise qui a secoué le secteur du transport maritime international. L'armateur français, qui est aujourd'hui l'un des plus performants des grands transporteurs maritimes, veut donc surfer sur cette reprise. Les spécialistes s'attendent, en effet, à une hausse de 3 à 5% de la demande. Une croissance qui exige bien sûr des capacités supplémentaires. 

Les neuf navires seront fabriqués près de Shanghai. Ils seront exclusivement destinés aux liaisons entre l'Asie et l'Europe. Ils seront opérationnels en 2020. Selon nos informations, CMA CGM aurait profité de la concurrence entre les chantiers coréens et chinois pour arracher entre 300 et 400 millions de dollars de rabais sur cette commande.

Des arguments solides et un risque

C'est un investissement important. Un gros risque ? Il s'agit d'un pari et d'un défi entrepreneurial qui pose sur trois éléments. D'abord, la permanence de la bonne santé de l'économie mondiale - donc du transport maritime, qui accapare la quasi-totalité des grands échanges intercontinentaux. De fait, le commerce Asie-Europe ne cesse de croître.

Ensuite, CMA CGM est l'un des armateurs actuellement les plus rentables de la planète. Pour maintenir cette position, il a besoin de navires qui surclassent la concurrence. Mais cela a un coût : ces nouveaux bâtiments coûteront largement plus d'un milliard d'euros.

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Enfin le Français, qui a absorbé un gros pavillon de Singapour et qui pilote une alliance avec des transporteurs chinois avec qui il partage la charge de certains navires, doit élargir son offre.

Ce sont de solides arguments. Mais c'est vrai qu'il existe un risque majeur : celui d'une surcapacité de transports. Ces neuf géants seront rejoints par près de cinquante nouveaux navires déjà commandés. Ce qui pourrait lourdement peser sur les tarifs, pour peu que la demande ne continue pas d'augmenter.

Les plus

- Après trois années blanches, les pensions de retraite de base vont augmenter de 0,8% en novembre. Rien en revanche du côté des complémentaires, gérées par les partenaires sociaux.

- Un VTC de plus sur le marché français. Après Le Cab, Uber et les autres, c'est au tour du géant chinois Didi de préparer son débarquement.

La note du jour

01/20 à Ryanair. Le transporteur à bas coûts va annuler 2.000 vols jusqu'à la fin octobre. Comme toujours avec l'Irlandais, pas ou peu de préavis (entre 6 et 24 heures) pour les clients en rade. Le mépris du consommateur érigé en mode de gestion...

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