2 min de lecture Économie

La renaissance des palaces parisiens fait le bonheur du BTP

ÉDITO - Le retour des touristes en France met du baume au cœur à l'hôtellerie de grand luxe, dont Paris est en passe de devenir la référence mondiale.

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Christian Menanteau : la renaissance des palaces parisiens fait le bonheur du BTP Crédit Image : AFP / Archives, MIGUEL MEDINA | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Christian Menanteau
Christian Menanteau et Loïc Farge

Après des années de disette, on retrouve le sourire dans les établissements hôteliers de prestige parisiens. Il faut dire que les palaces bourgeonnent dans la capitale. Paris est probablement la métropole qui rassemble le plus de ces luxueux paquebots  citadins. En dix ans, le nombre de palaces a doublé. On en recense désormais quatorze. Et la liste va très vite grossir avec l'irruption du Lutétia, premier palace de la rive gauche, puis celle du Cheval, en front de Seine. En attendant de nouveaux entrants. Une profusion qui s'explique aussi parce que c'est à Paris que l'on affiche les prix de chambres les plus extravagants. Séjourner une nuit dans certains de ces lieux à part peut coûter jusqu'à 32.000 euros. Évidement sans le petit-déjeuner...

Cette accumulation d'hôtels de très grand luxe ne risque-t-elle pas de tuer la poule aux œufs d'or ? Construire ou rénover un palace dans une ville aussi chère est un pari. Une seule chambre, c'est un investissement de 2 à 3 millions (le prix d'une villa de grand standing). Alors quand vous en remodelez 140 ! Il se murmure que la seule rénovation du Crillon, propriété d'un prince saoudien, un symbole qui rouvre ses portes ce mercredi 5 juillet, aurait coûté plus de 400 millions d'euros.

Construire ou rénover un palace dans une ville aussi chère que Paris est un pari

Christian Menanteau
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À ce niveau de dépenses, aucun hôtelier n'est certain d'amortir sa mise. En ce moment, le vent pousse : la fréquentation des palaces remonte. Mais ils ont toujours 30% de leurs chambres de rêve inoccupées tous les soirs. Et même avec un prix moyen de 1.000 euros la nuit, la rentabilité économique n'est pas garantie.


Le secret de ce business n'est pas le profit issu de la gestion courante. Il est dans la culbute patrimoniale. Les plus-values immobilières y sont exceptionnelles. Les Qataris, qui ont bâti à grand frais le Peninsula, savent déjà qu'ils feront fortune lors de sa revente. D'autant plus facilement qu'ils bénéficient du cadeau fiscal Sarkozy qui les exonère de tout impôt en la matière.

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Dans cet univers feutré, les grands gagnants immédiats sont des entreprises du bâtiment. La filiale spécialisée de Bouygues dans la rénovation des hôtels de luxe, dont elle contrôle 60% du marché, est aujourd'hui une pépite du groupe. N'oublions pas les salariés de ces établissements. Ils sont hautement qualifiés, et leurs rémunérations directes et indirectes y sont attrayantes.

La note du jour

15/20 à Thierry Breton. Atos, l'entreprise qu'il dirige, lance le premier simulateur d'informatique quantique en Europe. C'est la prochaine grande révolution technologique avec l'intelligence artificielle.

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