1 min de lecture Économie

La Grèce met de nouveau le feu aux bourses

La Bourse de Paris a terminé en nette baisse lundi, malgré de bons indicateurs américains, dépitée alors qu'Athènes a confirmé qu'elle ne respectera pas les objectifs de déficit assignés par ses bailleurs de fonds pour son sauvetage. Le CAC 40 a cédé 1,85% à 2.926,83 points dans un volume d'échanges peu étoffé de 2,585 milliards d'euros. Francfort a perdu 2,28%, Londres 1,03%, Milan 1,31% et Madrid 2,26%. La Bourse suisse a cédé 0,65%. La banque franco-belge Dexia est la principale victime de cette journée cauchemar : ses actions ont plongé après la décision de l'agence de notation Moody's de placer sa note sous surveillance négative.

La Grèce, éternel détonateur
  
La Grèce a rallumé dimanche soir les craintes de banqueroute du pays, en annonçant que son déficit public serait ramené à 8,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2011, mais resterait du coup supérieur à l'objectif initial de 7,4%.

"C'est un dur retour à la réalité après l'accalmie qu'ont connu les marchés la semaine dernière dans le sillage du vote allemand sur le fonds de soutien européen", a commenté Renaud Murail, gérant d'actions chez Barclays Bourse. "La capacité du fonds semble toujours largement insuffisante vu la situation en Grèce", a-t-il ajouté.
  
Les ministres des Finances de l'Union monétaire (Eurogroupe) sont réunis actuellement à Luxembourg, afin d'avancer sur la mise en œuvre du second plan d'aide à Athènes, mais aucune annonce majeure n'est attendue.
  
Moody's met Dexia K.O.

Les actions Dexia ont plongé lundi en Bourse après la décision de l'agence de notation Moody's de placer la note de la dette de la banque franco-belge sous surveillance négative.
   
Moody's a justifié sa décision par des inquiétudes sur la liquidité du groupe alors que les conditions des marchés de refinancement restent très tendues. Un porte-parole de Dexia n'a pas souhaité commenter la décision de l'agence.
   
Mardi dernier, Fitch Ratings avait déjà annoncé avoir abaissé sa note.
  
L'annonce dimanche par la Grèce qu'elle ne tiendrait pas ses objectifs de redressement budgétaire a réveillé la méfiance des investisseurs et des marchés. La décision de Moody's intervient aussi alors que les spéculations sur le futur de Dexia battent leur plein.
  
L'établissement a admis examiner différentes possibilités pour renforcer son bilan mais a exclu toute scission du groupe.

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