2 min de lecture Artisanat

La bière artisanale a le vent en poupe

REPLAY - C'est un véritable engouement qui s'empare de la France. Seuls 50 brasseurs étaient en activité il y a 20 ans contre 800 aujourd'hui.

Bénédicte Tassart Éco Tassart Bénédicte Tassart
>
La bière artisanale à le vent en poupe Crédit Image : JEFF PACHOUD / AFP | Crédit Média : Bénédicte Tassart | Durée : | Date : La page de l'émission
245 _TASSART
Bénédicte Tassart
Journaliste RTL

Eric Trossat est le fondateur de la brasserie artisanale d'Uberach à une quarantaine de kilomètre de Strasbourg. Il vient d'être nommé à la tête de Brasseurs d'Alsace, après le géant Météor. C'est donc un petit artisan qui va représenter 50% de la production française de bière. Et il a une particularité Eric Trossat, c'est qu'il vient de Bourgogne, de Chalon-sur-Saône exactement et que sa première bière, il l'a goûtée à 23 ans pour fêter la fin de ses études d’ingénieur dans le nucléaire. Il atterrit par hasard au salon Eurobières de Strasbourg

Une dizaine d'années dans le nucléaire, puis il revient dans la région avec cette idée qui le taraude : pourquoi ne pas créer une bière artisanale? Il y a une vingtaine d'année, il n'y avait que 50 brasseurs artisanaux en France, aujourd'hui, ils sont 800. "Les Français sont en train de redécouvrir ce produit et pas seulement en Alsace où on sert de la bière partout" indique Eric Trossat, pendant les vins d'honneur." Alors la bière revient à la mode, 30 litres par an et par Français, on est encore loin de nos voisins européens qui eux en boivent le double. 

Du houblon des villages de la région

Depuis 1999, cette brasserie travaille sur des bières avec du houblon des villages de la région, avec de l'eau des Vosges. Par exemple, elle produit une bière blanche avec de l’aspérule, une petite fleur blanche très parfumée du coin, ou encore la Juliette au goût de rose et de gingembre, ou encore la Marie Noelle aux fruits rouges. Des bières avec deux fermentations, une dans le fermenteur classique et après on rajoute un peu de sucre, 4 ou 5 grammes par litre puis nouvelle fermentation, cette fois en bouteille "pour donner un bon pétillant" nous confie Eric Trossat. 

À ses débuts, cet homme de 49 ans s’était installé dans une ancienne manufacture de chaussures, une de ces usines qui a fermé dans les années 70. "Mais vous savez la brasserie, c'est lourd, ça demande des efforts physiques importants pour porter les sacs de houblon." Un local adapté était nécessaire au développement, alors il a fallu investir dans des cuves de brassages, un fermenteur, une ligne d'embouteillage pour emménager dans un nouveau local, dans la zone artisanale du village.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Artisanat Bière France
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants