1 min de lecture Économie

L'État va renflouer EDF

Actionnaire à près de 85% d'EDF, l'État français va participer à hauteur de 3 milliards d'euros à l'augmentation de capital annoncée par le groupe vendredi 22 avril.

Vue prise le 17 juin 2009 à Paris du siège d'EDF
Vue prise le 17 juin 2009 à Paris du siège d'EDF Crédit : AFP / Archives, Stéphane de Sakutin
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

L'État s'est finalement résolu à voler au secours de l'une de ses principales entreprises publiques. Actionnaire à près de 85% d'EDF, l'État français va participer à l'augmentation de capital annoncée par le groupe énergétique vendredi 22 avril. 

L'État injectera 3 milliards d'euros dans l'opération de renflouement qui doit être lancée d'ici la clôture de ses comptes à la fin de l'année, si les conditions sur les marchés financiers le permettent. La décision a été prise vendredi lors du conseil d'administration d'EDF et annoncée dans un communiqué par les ministères des Finances et de l'Économie. 

Le gouvernement indique également qu'il accepte de recevoir ses dividendes des exercices 2016 et 2017 du groupe en actions plutôt qu'en numéraire, comme le propose l'électricien (une mesure qui lui évite de puiser dans sa trésorerie), tandis que l'ouverture du capital du gestionnaire du réseau électrique haute tension RTE, filiale à 100% d'EDF, sera mise en oeuvre "d'ici fin 2016". 

EDF au régime

"L'État réaffirme ainsi sa confiance dans la direction de l'entreprise et l'ensemble de ses salariés pour assurer la réussite d'EDF dans le cadre d'un dialogue social de qualité", ont fait valoir les ministères de l'Economie et des Finances dans un communiqué commun. 

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Confronté à de lourds défis, EDF a pris d'autres mesures chocs vendredi pour renforcer sa marge de manœuvre financière. L'électricien va commencer par d'abord se mettre encore plus au régime. Il entend désormais diminuer ses charges opérationnelles d'un milliard d'euros en 2019 par rapport à 2015, bien au-delà des 700 millions qu'il visait déjà en 2018. 

Alors que le groupe subit la forte baisse des prix de l'électricité en Europe et doit financer à moyen terme une batterie d'investissements colossaux, ces mesures visent à "lui permettre, face à ces conditions de marché défavorables, de poursuivre son développement stratégique" d'ici 2030, a indiqué le groupe.

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