2 min de lecture Jérôme Kerviel

Jérôme Kerviel "serein" malgré la perspective de la prison

L'ancien trader Jérôme Kerviel se dit "serein" malgré la perspective de la prison qui l'attend en France. Il doit franchir samedi la frontière italo-française à Menton.

Jérôme Kerviel au cours de sa marche, le 19 mars
Jérôme Kerviel au cours de sa marche, le 19 mars Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

L'ancien trader Jérôme Kerviel, qui doit franchir samedi la frontière italo-française à Menton à l'issue d'une marche commencée à Rome en février, se déclare "serein" malgré la perspective de la "terrible" privation de liberté qui l'attend en France, a-t-il dit vendredi à France Bleu Azur.

"Je suis totalement serein sur le futur, je n'appréhende pas du tout le passage à la frontière", déclare Jérôme Kerviel, fatigué après deux mois et demi de marche en Italie, heureux de retrouver son avocat David Koubbi et son comité de soutien. "Je n'essaie pas de faire de plan ou d'imaginer ce qui va se passer demain", affirme-t-il en direct vendredi matin d'un hôtel proche de la ville-frontière italienne de Vintimille.

"Evidemment qu'on craint la prison"

Il ne révèle pas s'il se rendra de son plein gré au commissariat de police de Menton. "Aujourd'hui je vais marcher, ce soir je vais retrouver mon avocat, mon comité de soutien et on va parler". Le parquet général de Paris l'a convoqué, dimanche soir au plus tard, au commissariat de Menton. Faute de présentation, il sera requis "l'assistance de la force publique" afin de le forcer à exécuter sa peine d'emprisonnement.

"Evidemment qu'on craint la prison", dit-il au micro de France Bleu Azur, "la privation de liberté est quelque chose de terrible". Jérôme Kerviel a été condamné à cinq ans de prison dont trois ferme. Il a déjà purgé 41 jours en détention provisoire.

"Mon quotidien c'était de faire du fric pour la banque"

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"La liberté est avant tout à l'intérieur de l'esprit, je suis libre complètement aujourd'hui de ce point de vue là", ajoute M. Kerviel. "J'ai été quelqu'un qui a participé à un système amoral, je ne m'en rendais pas compte à l'époque. Aujourd'hui j'ai honte d'y avoir participé. J'ai honte d'avoir été un trader", dit-il. "Mon quotidien c'était de faire du fric pour la banque, c'était mon seul objectif, à tout prix, peu importe la morale, peu importe l'éthique", affirme-t-il.

"Au cours de ce périple en Italie, j'ai rencontré des gens qui ont souffert de la crise provoquée en grande partie par les banques. J'ai de nombreux messages de commerçants et d'artisans chaque jour qui me disent quelles difficultés ils ont avec leur banque qui ne leur prête plus", ajoute-t-il.

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