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Immigration : le Medef s'oppose aux mesures de Guéant

Le patronat français exhorte le gouvernement à maintenir l'ouverture de la France à l'immigration légale, que le ministre de l'Intérieur Claude Guéant entend réduire de 20.000 entrées par an. Dans un entretien publié dans Le Monde paru samedi, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a également redoublé de critiques contre l'idée de l'exécutif d'obliger les entreprises qui distribuent des dividendes à octroyer une prime de 1.000 euros à leurs salariés pour augmenter le pouvoir d'achat. Claude Guéant a affiché vendredi sur TF1 sa volonté de diminuer le nombre d'étrangers autorisés à immigrer en France.

La présidente du Medef, Laurence Parisot
La présidente du Medef, Laurence Parisot Crédit : AFP/Archives - Eric Piermont
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La rédaction de RTL Journalistes RTL

"Aujourd'hui, il y a à peu près 200.000 étrangers supplémentaires qui sont autorisés à séjourner en France", a dit lundi le ministre de l'Intérieur. "L'objectif, c'est de réduire ce nombre de 20.000."

Laurence Parisot estime, à l'instar de plusieurs membres du gouvernement, comme la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qu'il ne faut pas faire de l'immigration légale "un problème".

"Restons un pays ouvert, qui accueille de nouvelles cultures et tire profit du métissage", a-t-elle déclaré au Monde en estimant que, si des problèmes d'intégration existent, c'est à l'école qu'il faut les aborder.

Pour elle, "les pays qui se sont repliés sur eux-mêmes dans les moments difficiles se sont toujours appauvris".

La "patronne des patrons" ne comprend pas non plus l'idée défendue par le gouvernement d'une prime exceptionnelle pour les salariés des entreprises distribuant des dividendes, qui a été jugée insuffisante par les syndicats.

Le ministre du Budget, François Baroin, a évoqué mercredi la possibilité d'inclure dans le collectif budgétaire de printemps un dispositif incitant les entreprises à payer une telle prime, en évoquant un montant de 1.000 euros. (voir [ID:nLDE73C1AM])

"Nous sommes un peu stupéfaits", A dit Laurence Parisot, qui estime qu'une telle ingérence de l'Etat dans la politique salariale des entreprises risque de "tuer l'envie d'entreprendre et d'étouffer la liberté créatrice".

"Je ne crois pas avoir jamais reçu autant de SMS de chefs d'entreprise depuis mon élection à la tête du Medef en 2005. Ils sont indignés", explique-t-elle.

(Avec AFP)

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