2 min de lecture Première guerre mondiale

La bataille de Verdun a fait décoller la marque Dassault

Marcel Dassault, l'inventeur d'une nouvelle hélice d'avion, va jouer un rôle déterminant pour la puissance française dans le premier conflit mondial.

Micro RTL générique Il était une marque Anaïs Bouissou
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La bataille de Verdun a fait décoller la marque Dassault Crédit Image : SIPA | Crédit Média : Anais Bouissou | Durée : | Date : La page de l'émission
Anais Bouissou
Anaïs Bouissou et Loïc Farge

Février 1916 en Lorraine, débute l’une des plus terribles batailles de la Première Guerre mondiale : Verdun. Dix mois d'attaques, 700.000 victimes, un déluge d’obus au sol. Et pour la première fois, un combat dans le ciel. Une marque s’engage pour favoriser la victoire française. Il s'agit de Dassault. Cette guerre est la première où l’aviation devient un enjeu capital. En France comme en Allemagne, s’engage une course à l’innovation.

"Quand on regarde un avion du début de la Première Guerre mondiale et un autre de la fin, on est passé des cages à  poules à de vrais avions", explique l'historien Luc Berger. À cette époque, un tout jeune ingénieur veut prendre part aux innovations de l’aéronautique : Marcel Bloch, le futur Marcel Dassault. Il termine tout juste son école et son idée sera tout de suite adoptée par l’armée française.

Avoir des avions rapides

"Marcel Dassault se rend compte que ce qui manque aux avions français, c’est une bonne hélice. Celle qu'il dessine a une forme extrêmement galbée. On comprend, rien qu’à la voir, qu’elle puisse être extrêmement performante. Plus vous allez vite, plus vous avez une supériorité par rapport à l’ennemi", poursuit Luc Berger.

Dès 1916 dans le ciel de Verdun, l’hélice Dassault équipe les avions de chasse français. Notre armée, qui était en difficulté face aux avions allemands, reprend peu à peu le dessus. Marcel Dassault veut maintenant aller plus loin : construire un avion à deux places pour les combats. Mille exemplaires sont produits en urgence, avec une livraison prévue le 11 novembre 1918.

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"Heureusement c’est la fin de la guerre. Mais malheureusement pour lui, la commande est annulée puisque les autorités politiques pensent que c’est la der des ders, donc qu'il n'y aura plus jamais de combat", raconte Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation.

Les avions, la passion de Dassault

Marcel Dassault suspend son activité dans l’aéronautique. Seulement les années 30 sont source d’agitation. Hitler arrive au pouvoir. L’Allemagne poursuit son développement militaire dans l’aviation. Dassault se rend à l’évidence : la France doit absolument s’équiper. Mais les Allemands ont déjà pris beaucoup d’avance. La France s’est équipée trop tard. À partir de juin 1940, la France est en partie occupée.

Marcel Bloch est rapidement surveillé, puis déporté en Allemagne. "Même au fond du trou à Buchenwald, il continuait à penser à fabriquer des avions. C’est plus que de la passion", note Éric Trappier. À peine libéré, l’ingénieur se remet au travail. Dès le lendemain de son retour de Buchenwald, il convoque sa société et dit à ses conseillers : "On va refaire des avions". Cent ans après sa première invention, plus de 10.000 avions sont sortis des usines de la marque Dassault.

Comment une marque connue de tous a réussi à s'imposer en profitant d'un événement, d'une actualité. Fleury Michon et le congé parental, Danone et la chute du Mur de Berlin... Anaïs Bouissou décrypte les “success stories” !

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