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Comment Vinci a construit la victoire des Bleus au Mondial 1998

Quoi de mieux pour une marque que de participer à la grande victoire de l'équipe de France de football en 1998 L'entreprise de BTP va apporter sa pierre à l'édifice en construisant un joyau architectural et technologique.

Micro RTL générique Il était une marque Anaïs Bouissou
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Comment Vinci a construit la victoire des Bleus au Mondial 1998 Crédit Image : SIPA | Crédit Média : Anais Bouissou | Durée : | Date : La page de l'émission
Anais Bouissou
Anaïs Bouissou et Loïc Farge

Le 2 juillet 1998, la France remporte sa première Coupe du monde de football. C'est aussi la victoire d’une marque et une formidable vitrine pour le groupe Vinci, à l’origine du Stade de France. Tout commence six ans plus tôt, le 2 juillet 1992, quand la France se voit attribuer l’organisation de la compétition par la FIFA. Pour accueillir l'événement, il faut une enceinte digne de ce nom. "La France a besoin d’un stade de France de 80.000 places. Elle ne l’a pas. On n’a pas beaucoup d’argent à ce moment-là, on se demande comment on va faire", raconte aujourd'hui Pierre Duprat, directeur de la communication du groupe Vinci. La solution, pour l’État, s’associer avec des entreprises du privé, l’actuel groupe Vinci et Bouygues. "C’est la première fois qu’est utilisé le modèle du partenariat public-privé pour concevoir stade et ensuite pour l’exploiter", rapporte Pierre Duprat.

On est maintenant à trente mois de la Coupe du monde. Le compte à rebours est lancé, et Vinci entre dans la course. "Trente mois pour construire un tel objet, ce n’est vraiment pas beaucoup. La toiture a l'air très légère et très aérienne. En réalité, elle fait six hectares et pèse deux fois le poids de la tour Eiffel", confie le directeur de la communication. Quelque 5.000 personnes sont mobilisées, 200 camions font des aller-retour quotidiens. Et toujours cette course contre le temps. "Le chantier démarrait, les ouvriers étaient sur le site, on commençait à couler les premiers mètres cubes de béton, et à l’arrache on finissait de dessiner les derniers plans pour finir de concevoir le stade", raconte Pierre Duprat.
Pendant ce temps, le ministre des Sports Guy Drut convoque un jury de personnalités pour trouver un nom au futur stade. C’est l’acteur Francis Huster qui a la bonne idée. "Mon choix c’était vraiment de le baptiser Stade de France, parce que je trouve que le mot France représentait des valeurs d’avenir", explique-t-il. Fin 1997, Vinci termine son chantier. En coulisses, Francis Huster et Aimé Jacquet inaugurent la pelouse.

Trente mois pour construire le Stade de France, ce n’est vraiment pas beaucoup

Pierre Duprat, directeur de la communication du groupe Vinci
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"On arrive sur le stade avec mon chien. Je fonce avec le ballon comme un dingue et mon chien se met à hurler. Au moment où, à 20 mètres du but, je m'apprête à tirer, mon chien tape la balle. Donc en fait le premier but du Stade de France a été marqué par un chien", s'amuse Francis Huster. Le premier match du stade de France se joue le 28 janvier 1998. La France est face à l’Espagne. Les équipes de Vinci retiennent leur souffle. "On attend, on attend, et on se pèle de froid dans le Stade de France", se souvient Pierre Duprat.

Quand Zinedine Zidane marque le premier but, c'est la délivrance. "Je me suis dit : 'Ouai, on a peut-être une chance'", se remémore le directeur de la communication. Les matchs de la Coupe du monde s’enchaînent. Arabie Saoudite, Italie, Croatie. Jusqu'en finale face au Brésil. "Pour Vinci et pour le Stade de France il n'y a pas meilleur démarrage. À ce moment-là, on est vraiment content et on se dit que c’est bien parti". Depuis, le Stade de France a accueilli des centaines d'événements sportifs et culturels. La marque Vinci peut encore l’exploiter pendant au moins neuf ans.

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