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Hollande annonce un "mécanisme exceptionnel" de 500 millions d'euros pour soutenir l'investissement

Le chef de l'Etat reprend la main sur le terrain économique et relève les objectifs de croissance de la France.

François Hollande au palais de l'Élysée, le 2 mars 2015.
François Hollande au palais de l'Élysée, le 2 mars 2015. Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
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et AFP

En déplacement dans l'Oise ce vendredi 3 avril, François Hollande a fait une série d'annonces pour relancer l'économie française. "Notre économie redémarre" et "l'investissement doit être la priorité", a-t-il jugé à la Forge de Trie-Château.

Le président a tout d'abord annoncé un "mécanisme (fiscal) exceptionnel pour soutenir dès aujourd'hui" l'investissement. "Toutes les entreprises qui décideront d'accélérer leurs projets, d'aller plus vite pour investir, se verront accorder un dispositif fiscal qui améliorera leur trésorerie et la rentabilité de l'opération", a précisé le chef de l'Etat. 

Devant les salariés et les dirigeants du site, il a défendu l'industrie, qui a un "avenir en France". "S'il n'y a pas d'industrie, il n'y a pas de vitalité", a affirmé le président, reprenant la défense de la métallurgie française et "la lutte" pour le maintien des emplois, des thèmes rappelant le "redressement productif" des premières années de son mandat. 

Ne pas confondre "souplesse" et précarité

Plus largement, le chef de l'Etat a défendu sa politique pour l'emploi. "Si nous voulons donner plus de souplesse, si nous voulons faciliter la vie des entreprises, il ne peut pas être question de créer de la précarité pour les salariés", a-t-il déclaré. "Les salariés doivent avoir aussi une vision de leur avenir", estime François Hollande, alors que s'ouvre à Paris la conférence destinée à faire le bilan de la dernière réforme du marché du travail en 2013, autour du ministre du Travail, François Rebsamen

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La question de la remise en cause du contrat de travail, que préconisent patronat et économistes libéraux et que refusent les syndicats a été remise sur le tapis après la défaite de la majorité aux départementales. Le Premier ministre, Manuel Valls, a eu beau assurer que "la remise en cause du CDI n'est pas dans les projets du gouvernement", l'inquiétude s'est installée. 

Rassurer les salariés

Se voulant rassurant, François Hollande a poursuivi: "Je parlais de la confiance des chefs d'entreprise pour investir, il y a aussi la confiance des salariés pour consommer, pour acheter, pour s'équiper". Il a plaidé pour qu'ils aient "une conception longue de leur vie", sans "être toujours dans l'inquiétude du lendemain".

Il a ainsi cité trois réformes intervenues depuis le début de son quinquennat: le compte formation pour chaque travailleur, le compte pénibilité et la possibilité donnée à chaque salarié de ne pas changer de mutuelle en changeant d'entreprises, résumant l'ensemble en un "compte personnel d'activité".

Le président a en outre rappelé que des mesures seraient annoncées "en juin" pour favoriser l'emploi dans les très petites entreprises. "C'est là où l'embauche se fait: des entreprises de moins de dix salariés, de moins de vingt salariés, sont celles, quand la reprise est là, qui craignent les procédures, la longueur d'un certain nombre de dispositifs", a insisté le chef de l'Etat.

Volontariste sur la croissance

Concernant la croissance, François Hollande estime que la France,  pour pouvoir "créer de l'emploi", doit avoir "des objectifs encore plus élevés" en 2015, alors que le Premier ministre Manuel Valls a dit espérer que la France atteigne 1,5% de croissance à la fin de l'année. 

"Notre économie redémarre. Les chiffres encore publiés ce matin le confirment. Mais redémarre encore lentement. On parle de plus de 1% de croissance en 2015. Mais enfin, nous devrions avoir des objectifs encore plus élevés et pour créer de l'emploi il faut avoir plus de 1% de croissance", a lancé François Hollande. 

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