1 min de lecture Grèce

Grève générale en Grèce contre le nouveau plan d'austérité

La Grèce, au bord du gouffre, est descendue dans la rue mercredi. L'administration, les écoles, les commerces et les transports ont fonctionné au ralenti toute la journée. Des milliers de personnes se sont rassemblées devant le parlement à Athènes pour empêcher les députés de débattre des nouvelles mesures d'austérité défendues par le gouvernement socialiste. La police grecque a fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants, une trentaine de personnes ont été blessées. Face à la grogne populaire, le premier ministre grec met sa démission dans la balance : il a annoncé un remaniement de son gouvernement pour jeudi, jour où il demandera un vote de confiance au Parlement. Georges Papandréou se dit prêt à quitter son poste pour permettre la formation d'un gouvernement d'union nationale, un gouvernement qui soutiendrait le nouveau plan de rigueur.

Des grecs manifestent devant le parlement grec, le 12 juin 2011 à Athènes
Des grecs manifestent devant le parlement grec, le 12 juin 2011 à Athènes Crédit : AFP - Angelos Tzortzinis
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La rédaction numérique de RTL
et Alexia Kefalas

Mercredi matin, plusieurs milliers de manifestants et de syndicalistes ont convergé vers la place Syntagma qui abrite le Parlement à Athènes dans l'espoir de convaincre les députés de ne pas voter les mesures proposées. "Où va l'argent ?", demandaient les manifestants tandis que d'autres se montraient plus véhéments en qualifiant leurs dirigeants de "voleurs" et de "traîtres".

Environ 1.500 policiers ont bouclé une partie du centre de la capitale et ont érigé une barrière de métal de deux mètres de haut devant le parlement. Des véhicules des forces de l'ordre ainsi que des canons à eau étaient également mobilisés. La police antiémeutes a fait usage de gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants et permettre aux voitures conduisant les autorités de pénétrer dans l'enceinte du parlement. Certains manifestants sont toutefois parvenus à jeter des oranges sur la voiture de Papandreou, selon un policier.

Des syndicats, qui représentent la moitié des cinq millions de travailleurs grecs, ont demandé un arrêt de travail de 24 heures. Les trains ne circulaient pas, les ports étaient fermés et les hôpitaux fonctionnaient au ralenti. Les aéroports étaient ouverts.

Malgré la grogne populaire, le gouvernement de George Papandréou va soumettre ce mercredi au parlement un nouveau programme d'austérité sur cinq ans avec l'objectif de le faire adopter avant la fin du mois. Ces mesures sont réclamées par les créanciers internationaux de la Grèce pour débloquer un nouveau plan d'aide et lui éviter ainsi la faillite.

Ca patine à Bruxelles


La Zone euro peine à boucler un nouveau plan d'aide financière indispensable à la Grèce en raison de divergences sur l'effort à demander aux banques créancières du pays, menacé de banqueroute à en croire les agences de notation.

"Je ne suis pas sûr que nous trouverons une solution la semaine prochaine", a reconnu mardi soir le ministre des Finances luxembourgeois, Luc Frieden, à l'issue de plus de six heures de réunion avec ses homologues européens à Bruxelles qui n'ont pas permis de dégager un accord.

Les ministres des Finances de la Zone euro doivent de nouveau se retrouver dimanche à Luxembourg, un jour plus tôt qu'initialement prévu, et poursuivront leurs discussions le lendemain, a indiqué le Luxembourgeois.

La note des pays européens
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