2 min de lecture Corse

Grève à la SNCM : l'Office des transports de la Corse pense à des réquisitions

Estimant que la grève de la SNCM "prend une nouvelle fois la Corse en otage", le président de l'Office des transports de la Corse envisage de demander la réquisition des bateaux.

Le ferry "Monte d'Oro" de la SNCM à quai dans le port de Marseille, le 27 mars 2014.
Le ferry "Monte d'Oro" de la SNCM à quai dans le port de Marseille, le 27 mars 2014. Crédit : AFP PHOTO / BORIS HORVAT
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

La grève de la compagnie maritime SNCM passe très mal auprès du président de l'Office des transports de la Corse (OTC), Paul-Marie Bartoli. "J'envisage la rupture et la dénonciation de la délégation de service public" (DSP) et "nous n'hésiterons pas à aller jusqu'à la réquisition si nécessaire en intervenant auprès du préfet", a-t-il déclaré à Radio France Bleu Frequenza Mora (RCFM) ce vendredi 28 mars.
La SNCM est en grève depuis mercredi pour la deuxième fois depuis janvier et depuis le renouvellement de la DSP de transport maritime entre la Corse et le continent.
"On ne peut pas prendre en permanence la Corse et son économie en otages", a dit Paul-Marie Bartoli. "Nous ne voulons pas la mort de la SNCM mais nous avons besoin d'une SNCM 'relookée'", a ajouté le président de l'OTC. Il a indiqué être en contact permanent avec celui de la Collectivité territoriale de Corse, Paul Giacobbi, le ministère des Transports et la direction de la SNCM. "Mais, a-t-il ajouté, je ne peux pas intimer d'ordre aux actionnaires ou à l'Etat."
Le représentant CGT (majoritaire) des marins de la SNCM, Frédéric Alpozzo, a répliqué sur RCFM que "M. Bartoli devrait plutôt aider à une sortie du conflit, que d'envisager d'envoyer des gens au chômage et de casser le service public. On préférerait le voir agir auprès du gouvernement où il a des amis politiques".

Le mouvement de grève se renforce

A l'issue d'une assemblée générale, ce vendredi matin, Frédéric Alpozzo a indiqué à l'AFP que la grève avait été "reconduite à l'unanimité et renforcée avec de nouveaux grévistes", après le retour à Marseille d'un bateau venant d'Algérie, le Danielle Casanova. Des élus marseillais de toutes tendances ont appelé jeudi le gouvernement et le président François Hollande à intervenir dans ce conflit.

Les syndicats demandent aux élus de faire pression sur le gouvernement pour évincer l'actionnaire principal Transdev, face aux "menaces graves et imminentes" pesant sur l'avenir de la compagnie. Avec les élus marseillais, ils souhaitent que "la direction soit confortée pour pouvoir appliquer le plan de redressement" et "qu'un actionnariat provisoire" soit mis en oeuvre avec l'arrivée de nouveaux actionnaires.

Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a dénoncé jeudi "les propos (...) alarmistes" des actionnaires majoritaires qui "ne sont pas acceptables", affirmant que "tous les engagements qui ont été pris au lendemain de la crise du mois de janvier ont été tenus pour l'Etat."

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La SNCM est engagée dans un plan de redressement prévoyant un renouvellement de la flotte, une augmentation du temps de travail et une réduction d'environ 500 postes sur 2.600. Ce plan est jugé "fragile" par Transdev qui exige des mesures plus drastiques.

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