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Pierre Gattaz : des parachutes dorés sous conditions

Pour le président du Medef, "il ne devrait pas y avoir" de parachute doré pour les dirigeants d'entreprise "lorsqu'il n'y a pas de résultats".

Le président du Medef Pierre Gattaz le 12 mai 2015.
Le président du Medef Pierre Gattaz le 12 mai 2015. Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Pas de résultats ? Pas de gros chèque de départ affirme Pierre Gattaz. Le président du Medef a estimé ce dimanche 31 mai qu'il "ne devrait pas y avoir" de parachute doré pour les dirigeants d'entreprise "lorsqu'il n'y a pas de résultats" justifiant le paiement d'une telle prime de départ.

"Des rémunérations sont liées à une réussite, à des responsabilités, à une prise de risque, à des résultats. Lorsqu'il n'y a pas de résultats, il ne devrait pas y avoir de bonus, bien évidemment" a-t-il déclaré sur Canal+.

Plusieurs affaires embarassantes

Le débat sur les parachutes dorés a été relancé cette année par plusieurs affaires qui ont suscité de vives réactions. En février dernier, gouvernement et syndicats s'étaient indignés du "bonus de bienvenue" de 4 millions d'euros attribué au nouveau patron du groupe pharmaceutique Sanofi, Olivier Brandicourt.

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Quelques semaines plus tard, en avril, l'ancien PDG de Vivarte, Marc Lelandais, avait reconnu avoir touché plus de 2 millions d'euros lors de son licenciement en octobre, dont "une indemnité de sortie de 1 million d'euros". Or, quelques jours avant ces révélations, le groupe avait annoncé la suppression de 1.600 postes et la fermeture de plus de 200 magasins, ce qui avait rendu la pilule plus difficile à avaler.

En revanche, Michel Combes, patron de l'équipementier Alcatel-Lucent, racheté en avril par le finlandais Nokia, a renoncé à une indemnité de départ de 2,4 millions d'euros et au paiement des actions qui lui ont été attribuées en 2013 et 2014.

Peut-être 200.000 emplois en cinq ans grâce au pacte de responsabilité

Par ailleurs, Pierre Gattaz a de nouveau affirmé qu'il n'avait "jamais promis un million d'emplois au président Hollande face au pacte de responsabilité", comme il l'avait déjà assuré en mars. En octobre 2013, trois mois après son élection à la présidence du Medef, il avait écrit dans une lettre à ses 750.000 adhérents : "l'ambition que nous vous proposons, c'est de créer un million d'emplois en cinq ans".

Cette campagne est distincte du pacte de responsabilité, dispositif phare de l'action économique du gouvernement, qui demande aux entreprises de prendre des engagements sur l'emploi, ratifiés par les syndicats, en échange des mesures de baisses de charges et d'impôts promises par l'exécutif, d'un montant total de quelque 40 milliards d'euros. "On a estimé le pacte de responsabilité, les 40 milliards de baisse, à 200.000 emplois à cinq ans, peut-être", a rappelé Pierre Gattaz

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