2 min de lecture Économie

Fermeture du site français de Tupperware : notre industrie a besoin d'argent frais

ÉDITO - La direction générale du fabricant de boîtes alimentaires en plastique Tupperware a présenté aux représentants du personnel "un projet de fermeture" de son site de production de Joué-lès-Tours.

Christian Menanteau Eco Menanteau Christian Menanteau iTunes RSS
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Fermeture du site français de Tupperware : notre industrie a besoin d'argent frais - Eco Tassart Crédit Image : AFP / Archives, JEAN-FRANCOIS MONIER | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Bénédicte Tassart
et Loïc Farge

Les petites boîtes alimentaires en plastique étaient fabriquées à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) depuis 1973. Il y a dix ans, il y avait encore sur place cinquante-cinq machines. Aujourd'hui, il n'en reste que huit et 255 salariés. C'est encore trop. "Il faut optimiser l'empreinte industrielle" : c'est le message officiel qu'on reçu en pleine figure les employés jeudi 19 octobre. Comprenez : il faut produire moins cher, et puis les ventes en Europe - et notamment en France - ne suffisent plus. Tupperware baissera le rideau en mars prochain. Pour Joué-lès-Tours, c'est un nouveau coup dur. Déjà il y a quatre ans, c'est Michelin qui fermait la porte dans cette même ville. Joué-lès-Tours, victime de la désindustrialisation. 

En 2009, l'industrie a beaucoup souffert. La France a perdu 80.000 emplois dans l'industrie (150.000 sur cinq ans). Mais depuis un an, la tendance se retourne. L'industrie se redresse. Regardez l'automobile. Cela va mieux, nos constructeurs réembauchent, ouvrent des chaînes de production. C'est bien aussi dans l'aéronautique, tout comme dans le luxe. Il reste quand même encore dans notre pays 35.000 usines.

Investir dans le haut de gamme

Mais c'est vrai que notre base s'est rétrécie, même dans des secteurs où ça devrait marcher. Regardez le bois : nous avons la deuxième forêt d'Europe, et pourtant nous affichons un déficit commercial dans le bois de 7 milliards d'euros. Nous ne produisons pas assez.

Pas la peine de faire porter la faute à la mondialisation. Non, la désindustralisation n'est pas une fatalité. Mais il faut investir. Investir pour robotiser nos usines, pour les rendre plus compétitives. Il faut aussi viser le haut de gamme - le bas de gamme, certains pays le fabriquent très bien, et bien mieux que nous. Il nous faut aussi construire des champions. Dernièrement encore, Bruxelles plaidait pour une Europe industrielle forte, qui prenne à bras le corps des secteurs comme l'espace, par exemple. Pour cela il faut que l'argent aille dans l'innovation et la technologie.

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La note du jour

08/20 aux opticiens, dont l'âge d'or se termine. Pour la première fois, le secteur publie de mauvais chiffres avec des fermetures de magasins et des ventes en baisse. Les plafonds de remboursement ont baissé et une monture n'est plus remboursée que tous les deux ans.

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