2 min de lecture Économie

Essilor-Luxottica, une noce à 46 milliards d'euros

ÉDITO - Le mariage surprise entre le Français Essilor et l’Italien Luxxotica devrait déboucher sur la création d’un nouvel empire dans l’optique.

Christian Menanteau Eco Menanteau Christian Menanteau iTunes RSS
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Christian Menanteau : Essilor-Luxottica, une noce à 46 milliards d'euros Crédit Image : SIPA | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Christian Menanteau
Christian Menanteau et Loïc Farge

C’est une noce à 46 milliards d'euros et la constitution d’un couple qui va tenir les deux bouts de la chaîne de l’optique à la fois médicale et de loisirs. L’un est au sommet de la rechercheEssilor est un leader mondial incontesté des verres ophtalmiques ; l'autre, Luxottica, est le champion toutes catégories des montures haut de gamme, qu’il maîtrise du design à la production. Cette alliance va constituer le champion mondial des lunettes : 15 milliards d'euros de chiffre d’affaires dans 150 pays, 140.000 salariés rassemblés de cette union. Ils vont fournir près de deux lunettes sur dix portées dans le monde.

C’est un mariage d’intérêt, une alliance intelligente. Il n'y aura probablement pas de coup de force de l’un ou de l’autre. Luxottica, c’est l’enfant de Leonardo del Vecchio qui, en 1961, avec six compagnons, crée un petit atelier de lunettes dans la région de Venise. Il est aujourd'hui, à 81 ans, le deuxième homme le plus riche d’Italie et le numéro un du luxe avec ses marques Ray Ban, Oakley ou Persol, et ses 8.000 points de ventes dans le monde. Il disposera d’une minorité de blocage.

Le Français Essilor est l’un des descendants de la Fraternelle des ouvriers lunetiers, créée au XIXe siècle et qui, ensuite au XXe, a été renforcée par la famille des opticiens Lissac. Les salariés de cette entreprise sont d’ailleurs toujours actionnaires du groupe. Elle sera en charge de la gestion des affaires de l’union. Le siège de ce nouveau groupe, qui sera coté à la Bourse de Paris, se situera dans le Val-de-Marne.

Trois marchés d’avenir

On voit la logique du regroupement. Mais est-il est porteur d'ambitions ou de soucis pour les salariés ? Les entreprises sont très complémentaires. Même si leur mariage devrait déboucher sur des économies de fonctionnement (on parle de 400 à 600 millions), il n'affecte pas - en tout cas à court terme - les emplois. En revanche, il pourrait permettre d’être plus présents sur les trois marchés d’avenir.

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D'abord celui du vieillissement des pays riches, qui va doper l’usage des lunettes de vue. Ensuite celui de l’Asie : rien qu’en Chine, 800 millions de personnes sont à appareiller, et elles ont les moyens maintenant. Enfin, le marché très prometteur des lunettes connectées. À l’inverse de Google, le tandem contrôle l’ensemble des technologies, de la monture au verre de vue. De quoi offrir de bonnes perspectives de développement et d’emploi. On espère que pour les clients les prix seront à la baisse.

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