6 min de lecture Crise en Grèce

EN DIRECT - Crise en Grèce : Le gouvernement grec doute de la sincérité de la Commission européenne

MINUTE PAR MINUTE - Il reste moins de 48 heures à Athènes et ses créanciers pour trouver une issue et éviter sa sortie de l'euro.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker le 24 juin 2015 à Bruxelles.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker le 24 juin 2015 à Bruxelles. Crédit : JULIEN WARNAND / POOL / AFP
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et AFP

Les économistes du monde entier auront les yeux rivés sur Athènes cette semaine, alors que le plan d'aide européen doit s'arrêter mardi. Ce lundi 29 juin, les banques grecques sont fermées et un contrôle des capitaux a été instauré. 

Suivez le déroulé des événements de la journée dans notre live ci-dessous : 

20h41 : L'agence de notation Standard and Poor's a abaissé la note de la Grèce de CCC à CCC-, soit la dernière note avant le défaut de paiement.

20h21 : Le gouvernement grec a répondu lundi de façon lapidaire aux propos du patron de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, en mettant en cause sa "sincérité". "L'indice nécessaire de bonne de foi et crédibilité dans une négociation est la sincérité", a dit le porte-parole du gouvernement Gabriel Sakellaridis dans une sommaire déclaration écrite en réponse à l'intervention du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker qui a notamment dit se sentir "trahi" car ses efforts ont été "insuffisamment pris en compte" par les Grecs. 
20h18 : 
Près de 17.000 manifestants, dont la plupart des sympathisants du parti de la gauche radicale Syriza au pouvoir en Grèce, manifestaient à Athènes et à Thessalonique (nord) en faveur du "non" au référendum dénonçant "le chantage des créanciers", UE et FMI. Les premiers sondages 

18h35 : Les bourses européennes ont terminé en forte baisse lundi en fin d'après-midi (voir notre article) mais sans pour autant que les investisseurs cèdent à la panique.  La Bourse de Paris a perdu 3,74%, Francfort 3,56%, Londres 1,97%, Madrid 4,56% et Milan plus de 5%. Wall Street n'a pas non plus échappé à la tragédie grecque, mais sans panique non plus, le Dow Jones perdant 1,19% et le Nasdaq 1,05% vers 17h50 (heure locale). 

17h45 : Le Parlement européen, par la voix de son président Martin Schulz, a lancé lundi un appel à la reprise des négociations pour éviter le défaut de paiement à la Grèce, alors qu'Athènes et ses créanciers étaient arrivés vendredi dernier "très près d'un compromis". Les discussions doivent reprendre d'ici mardi soir, a exhorté Martin Schulz lors d'une conférence de presse suivant une réunion exceptionnelle des présidents de groupes du Parlement européen consacrée à la crise grecque. 

17h31 : "Il est encore concevable d'éviter un Grexit", a déclaré le patron de l'Eurogroupe (groupe comprenant les ministres des Finances des pays de la zone euro) Jeroen Dijsselbloem. "Je continue de répéter que de notre côté, la porte est encore ouverte, bien qu'entre-temps la possibilité et le temps (pour conclure un accord, ndlr) soient devenus très limités", a-t-il affirmé à des journalistes à La Haye.

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16h01 : La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé que la porte pour de nouvelles négociations sur un renflouement de la Grèce serait ouverte "après le référendum" que le pays a prévu d'organiser dimanche 5 juillet. "Si après le référendum le gouvernement grec demandait à reprendre les négociations, naturellement nous ne nous y opposerions pas", a déclaré la chancelière lors d'une conférence de presse à Berlin.

14h10 : quelques minutes après l'attaque de Jean-Claude Juncker envers les dirigeants grecsAthènes a répondu de façon lapidaire aux propos du patron de la Commission européenne en mettant en cause sa "sincérité", qualité jugée "nécessaire" dans une négociation, selon la formule du porte-parole du gouvernement Gabriel Sakellaridis. "La (preuve) nécessaire de bonne foi et de crédibilité dans une négociation est la sincérité", a dit le porte-parole du gouvernement dans une sommaire déclaration écrite.

13h10 : Pour Nicolas Sarkozy, "la question n'est plus comment sauver la Grèce mais comment sauver la zone euro". En déplacement en Espagne, le patron des Républicains juge que "l'Europe se trouve face à un gouvernement qui a menti, et si l'Europe se retrouve en situation de céder, ce sera la crédibilité de tout l'édifice européen qui sera en cause". Nicolas Sarkozy demande "la suspension de la négociation tant que la Grèce fait confiance à un Premier ministre de cette nature. Le peuple grec devra choisir : l'Europe ou un gouvernement qui doit détruire l'Europe".

12h55 : Jean-Claude Juncker " se sent trahi". Dans une conférence de presse très attendue, le président de la Commission européenne a durement critiqué les dirigeants grecs - visant le Premier ministre Alexis Tsipras. "Je suis profondément affligé par le spectacle qu'a donné l'Europe samedi dernier (...) Après tous les efforts que j'ai déployés je me sens trahi car mes efforts ont été insuffisamment pris en compte", estime le Luxembourgeois. Selon lui, les propositions faites à Athènes par ses créanciers ne sont "pas un paquet d'austérité stupide". "L'élan du compromis a été brisé par l'annonce du référendum", juge-t-il encore. Par ailleurs, à ses yeux, "la sortie de la Grèce de l’euro n’a jamais été et n’est pas une option"

12h48 : "Si l'euro échoue, l'Europe échoue", avertit Angela Merkel depuis Berlin, dans sa première déclaration publique depuis l'échec des négociations entre la Grèce et ses créanciers. La chancelière allemande appelle au compromis. 

12h35 : Le ministre espagnol de l'Économie Luis de Guindos estime à son tour que la Grèce et ses créanciers peuvent s'entendre d'ici mardi soir. "Il nous reste 48 heures et je pense qu'il peut toujours y avoir des négociations", déclare-t-il à la radio nationale RNE. "Je n’exclurais pas qu'il puisse y avoir un accord d'ici à l'échéance, c'est-à-dire à minuit mardi". 

12h30 : L'eurodéputé FN Bernard Monot estime dans le Talk du Figaro que "la meilleure solution pour la Grèce, c'est la sortie avec 1 drachme = 1 euro". 

12h15 : Angela Merkel "reste évidemment disposée à reprendre les discussions avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'il le souhaite", selon le porte-parole de la chancelière allemande Steffen Seibert lors d'un point-presse à Berlin.

12h00 : La chute est moins grave que prévu sur les marchés financiers. La baisse se stabilise à Paris (-3,18%), Francfort (-3,06%), Londres (-1,57%), Madrid (-3,68%) et Milan (-3,69%). "On n'est pas dans un mouvement de panique, loin de là", commente Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez BNP Paribas, interrogé par l'AFP

11h55 : Pour Christian Estrosi, "il est temps de dire clairement que les Grecs doivent payer leurs dettes !" Dans une tribune publiée sur les réseaux sociaux, le député des Alpes-Maritimes juge que "ce n'est pas aux Français de pourvoir au financement des folies du gouvernement grec d'extrême gauche !" "François Hollande a déclaré que tout devait être fait pour éviter une sortie de la Grèce de la zone euro. Il est certes souhaitable qu'un accord soit trouvé mais pas à n'importe quel prix ! Or François Hollande semble prêt à céder, comme il en a l'habitude, au détriment des contribuables français", dénonce le candidat Les Républicains en PACA pour les régionales. 


11h30 : François Hollande estime aussi que la décision d'Alexis Tsipras d'organiser un référendum est légitime. "C'est son choix souverain (...) c'est la démocratie (...) c'est le droit du peuple grec de dire ce qu'il veut pour son avenir. L'enjeu, il sera fondamental, c'est de savoir si les Grecs veulent rester dans la zone euro". En revanche, il "regrette (la décision du gouvernement grec) d'interrompre les négociations en cours". 




11h10 : François Hollande tend la main à la Grèce. Aux journalistes rassemblés à l'Élysée, il déclare que la France "est disponible, toujours disponible pour qu'aujourd'hui, le dialogue puisse reprendre, puisse reprendre aujourd'hui, puisse reprendre demain". 

10h55 : François Hollande s'affiche confiant. À l'issue d'un conseil restreint, il s'exprime devant la presse dans la cour de l'Élysée. "Aujourd'hui, l'économie française est robuste, bien plus robuste qu'il y a quatre ans et elle n'a rien à craindre de ce qui pourrait se produire", assure le président de la République. Un discours optimiste également martelé sur Twitter

10h40 : Tous les transports en commun d'Athènes seront gratuits à partir de mardi et jusqu'à la réouverture des banques, le 7 juillet, annonce le ministre des Transports Christos Spirtzis. 

10h12 : Pierre Moscovici tweete : "la porte de la Commission européenne est toujours ouverte". 

10h07 : Le numéro deux du Front national Florian Philippot juge, sur France Info, "qu'on s'achemine vers une sortie de la Grèce de la zone euro". Il dit "espérer un premier recul historique de l'UE"

9h00 : Les Bourses européennes ouvrent en forte baisse, inquiètes d'une éventuelle sortie de la Grèce de l'euro. Paris perd 4,70%. 

7h50 : Invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL, Pierre Moscovici se montre résolument optimiste. Le commissaire européen aux Affaires économiques appelle Alexis Tsipras à plaider pour le "oui" au référendum du 5 juillet. Il indique aussi que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker "fera des propositions ce midi"

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