2 min de lecture Économie

Emprunts toxiques : la crise des collectivités est quasi-résorbée

ÉDITO - Près de 600 collectivités locales peuvent enfin respirer : elles ne sont plus menacées de faillite à cause du poids de leurs emprunts toxiques.

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Christian Menanteau : la crise des emprunts toxiques est quasi-résorbée pour les collectivités Crédit Image : AFP / Jacques Demarthon | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Christian Menanteau
Christian Menanteau et Loïc Farge

Pour des centaines de villes, de casernes de pompiers, d’hôpitaux, de centres culturels, c'est la fin du cauchemar. En souscrivant des emprunts à très haut risque durant la période de la finance folle, entre 2005 et 2008, ces collectivités, mais aussi des établissements de services publics, se sont trouvés très près de la banqueroute. Des millions de contribuables en ont vite subi les conséquences : restrictions de services publiques, baisse des investissements et successions de hausses d’impôts carabinées. Aujourd'hui, tout indique que la toxicité de ces emprunts est désormais contenue, et que le plan de sauvetage mise en œuvre par le gouvernement en 2014 a été efficace.

Le virus a été très répandu. Mais c’est dans les collectivités du Rhône que l’on compte le plus de points sensibles. Est-ce la proximité de la Suisse dont la monnaie a servi de support spéculatif ? Toujours est-il que la cure de détox leur a coûté un demi milliard. Mais on grince encore des dents à Angoulême, à Saint-Étienne, en Seine-Saint-Denis, à l’hôpital de Rambouillet, chez le pompiers de la Manche ou à Sassenage. Cette petite commune iséroise de 11.000 habitants a vu ses intérêts passer de 170.000 à 900.000 euros par an. Plus de 1.000 dossiers restent ouverts.

Les imprudents vont continuer de payer

Dans la grande tradition nationale, la thérapeutique sera très coûteuse : 6 milliards d'euros. On notera que les banques qui ont trop abusé de leur statut vont quand même mettre la main à la poche pour la moitié de cette somme. Mais si grâce à cette cagnotte les collectivités ne sont plus menacées d’implosion financière, elles vont néanmoins continuer de souffrir : les arrangements imposés par l'État réduisent les factures, mais ne les font pas disparaître.

Tous ces imprudents continuent de payer des taux d’intérêt au moins deux fois plus lourds que les traditionnels emprunts à taux fixes. Ce qui va maintenir les factures de la fiscalité locale à de très haut niveau partout où des responsables imprudents ont joué aux petits requins de la finance.

Le bloc-notes

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