5 min de lecture 14 juillet

14 juillet : Les principaux points de l'interview de Hollande

François Hollande a donné une interview aux chaînes de télévision France 2 et TF1. Nous avons résumé pour vous les principaux points de son intervention, où le président s'est attaché à combattre le "pessimisme" des Français.

François Hollande lors du défilé du 14 juillet. Le président a donné une interview sur France 2 et TF1 sur l'économie, la politique, l'international, etc.
François Hollande lors du défilé du 14 juillet. Le président a donné une interview sur France 2 et TF1 sur l'économie, la politique, l'international, etc. Crédit : AFP
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et AFP

Crise économique, montée du FN, candidature de Sarkozy, guerre au Mali... Voici un résumé des principaux points de l’intervention de François Hollande sur France 2 et TF1, lors du tradtionnel discours du 14 Juillet.

> La montée du FN d’une "extrême gravité"

François Hollande s'est dit "inquiet" et a jugé d'une "extrême gravité" la montée en puissance du Front national, un parti qui prône la sortie de l'euro et dont les propositions risqueraient d'"enfermer" la France. "Quand j'entendais sa reponsable (Marine Le Pen) dire qu'elle veut faire de son parti le centre de gravité, c'est d'une extrême gravité", a commenté le chef de l'Etat.

> Déraillement du Paris-Limoges: Hollande ne privilégie pas l'hypothèse d'un acte malveillant

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François Hollande a affirmé ne pas privilégier l'hypothèse d'un acte de malveillance pour expliquer le déraillement du train Paris-Limoges vendredi dans la gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne), qui a fait six morts. Interrogé, lors de l'interview traditionnelle du 14 juillet à l'Elysée, sur l'hypothèse d'un acte malveillant, le président a répondu: "On ne doit rien écarter mais ce n'est pas l'hypothèse que, aujourd'hui, je privilégie. Je pense que nous sommes devant une défaillance matérielle".

> Pas de commentaires sur une éventuelle candidature de Sarkozy en 2017

François Hollande a affirmé ne pas craindre un retour de Nicolas Sarkozy, estimant que son prédécesseur pouvait "parfaitement être de nouveau candidat" en 2017 mais qu'il n'avait "pas de commentaires" à faire "sur la situation à droite". “Ce n'est pas à moi de faire, dans la position où je suis, des commentaires sur la situation à droite", a-t-il ajouté. "J'ai suffisamment de préoccupations pour le service de l'Etat sans regarder vers 2017", a-t-il ajouté.

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> Eviction de Batho: le budget, "la seule ligne" à ne pas franchir

"J'avais fixé une règle, et je l'avais même fait connaître (...) Si un ministre conteste le budget, il ne pourra pas rester au gouvernement", a souligné le président, interrogé lors de son interview télévisée du 14 juillet sur les circonstances du départ de Delphine Batho du gouvernement. "Delphine Batho (...) s'est exprimée sur le budget en disant qu'il n'était pas bon. Pas seulement le sien, mais d'une manière générale. Alors j'en ai tiré toutes les conclusions avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Cela ne m'a pas fait plaisir mais c'est la règle", a poursuivi François Hollande.

Alors qu'on lui demandait s'il existait un "statut particulier" pour le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui a exprimé récemment une position personnelle et distincte de celle du gouvernement sur le gaz de schiste, François Hollande a répondu par la négative. "Il n'y a pas d'impunité dans le gouvernement. Il n'y a pas de statut particulier. La seule ligne qui ne doit pas être franchie, c'est celle que j'ai indiquée, c'est celle sur le budget", a-t-il souligné.

> Retraites: réforme "nécessaire", "chacun sera appelé à des efforts"

Le président François Hollande a réaffirmé que la réforme des retraites passerait par "un allongement de la durée de cotisation" pour une retraite à taux plein, ajoutant que "chacun sera appelé à des efforts". Le chef de l'Etat a ajouté qu'il voulait "définir maintenant les modalités d'une réforme durable" pour les retraites, tout en disant "ne pas prétendre le faire pour toujours". Mais, a-t-il prévenu, il faudra aussi "des mesures immédiates" en raison de "l'ardoise" de 20 milliards d'euros prévue en 2020. “Il y a un déficit de 20 milliards. On ne va pas l'effacer d'un seul coup mais nous devons prévoir des financements et des économies qui permettront de l'effacer. Et il y a la justice à introduire", a-t-il ajouté, évoquant "des métiers plus pénibles que d'autres", des petites retraites ou encore la situation de certaines femmes.

> Le budget défense "sanctuarisé", mais de nouvelles suppressions de postes

François Hollande a affirmé dimanche que le budget de la défense serait "sanctuarisé" ces prochaines années, mais que le format des armées devra encore être adapté avec de nouvelles suppressions de postes. "J'ai décidé de maintenir à l'identique le budget militaire. Alors même que je demande des efforts à tous les Français, j'ai considéré qu'il convenait de sanctuariser ce budget pour qu'il y ait de bons matériels, de bons entraînements et, en même temps, qu'on adapte le format", a poursuivi le chef de l'Etat. Le Livre blanc publié fin avril prévoit 24.000 nouvelles suppressions de postes dans les armées d'ici à 2019.

> La reprise économique "est là"

Le président François Hollande a affirmé que la reprise économique était en cours, lors de son interview télévisée du 14 juillet. "La reprise, elle est là", a déclaré François Hollande à qui l'on demandait si la prévision de contraction de 0,2% de l'économie pour 2013 de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) l'inquiétait. "Il y a une production industrielle qui repart", a-t-il argué, affirmant que la France était le pays d'Europe où la production industrielle est le plus rapidement repartie". En mars, avril et mai, la production industrielle cumulée a augmenté de 1% par rapport aux trois mois précédents et de 0,6% dans le seul secteur manufacturier, c'est-à-dire sans prendre en compte l'énergie et le secteur minier. Cela est "de bon augure" pour l'économie française, qui devrait donc avoir renoué avec la croissance au deuxième trimestre après une brève récession, avait indiqué mercredi des économistes.

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> Hausse d'impôt : "dans l'idéal, le moins possible"

François Hollande a affirmé dimanche qu'il ne déciderait en 2014 des augmentations d'impôt que si "elles sont nécessaires", et "dans l'idéal, le moins possible". "Je ne ferai d'augmentations d'impôt qu`e si elles sont nécessaires, dans l'idéal, le moins possible", a déclaré le président de la République.

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> Hollande exclut l'exploration du gaz de schiste pendant sa présidence

François Hollande a exclu pendant sa présidence toute exploration du gaz de schiste. "Tant que je suis président, il n'y aura pas d'exploration de gaz de schiste", a-t-il dit. "C'est quoi le gaz de schiste? C'est un eldorado, là, qu'il suffirait de creuser", a ironisé le chef de l'Etat. Une loi de 2011 "interdit l'exploration du gaz de schiste sur la méthode de la fracturation hydraulique", qui présente des "risques" pour les nappes phréatiques "selon les techniques d'aujourd'hui", a-t-il souligné. "On en voit un certain nombre de conséquences aux Etats-Unis", a ajouté François Hollande.

> Au Mali, "c'est une victoire qui a été remportée"

Le président François Hollande a affirmé dimanche que "c'est une victoire qui a été remportée" par les forces françaises et africaines au Mali, au début de son entretien télévisé du 14 juillet. "C'est une victoire pour l'Afrique, une victoire contre le terrorisme", a-t-il dit, en soulignant "la fierté que nous devons avoir".

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