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Cancer de la prostate : le dépistage pas vraiment efficace ?

Pendant des années, le dépistage du cancer de la prostate a été systématique. Mais est-il pour autant efficace ? Pas vraiment selon la conclusion de la Haute Autorité de Santé. Selon elle, il y a absence de preuves de l'intérêt du dépistage systématique en population générale, comme pour les hommes avec des facteurs de risque.

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La rédaction numérique de RTL

Le 1er cancer des hommes

En France, le cancer de la prostate se situe chez l'homme au 1er rang des cancers
(71.200 cas estimés en 2011) et représente la 3e cause de décès par tumeurs (8.700 décès par an).

Le dépistage du cancer de la prostate repose sur deux examens : le dosage (par une prise de sang) du PSA, protéine sécrétée par cette glande, et le toucher rectal qui permet de la palper. Le diagnostic n'est posé qu'après biopsie. Selon la Haute Autorité de Santé, "Il n'y a pas d'arguments actuellement pour recommander un dépistage, y compris dans une population considérée comme à haut risque", a déclaré le président de la HAS Jean-Luc Harousseau. La HAS appuie ses conclusions sur le fait qu'il est difficile de définir les populations considérées comme "à haut risque", et aussi d'établir une "balance bénéfices/risques".
  
Pas possible de mesurer le niveau de risque

Certains facteurs de risque génétiques et environnementaux de survenue de cancer de la prostate sont identifiés, reconnaît la HAS : antécédents familiaux de cancer de la prostate chez des parents très proches (père, frère), origine africaine, exposition à certains agents chimiques. Mais il n'est pas possible, selon la HAS, de mesurer scientifiquement le niveau de risque. Rien ne permet non plus d'affirmer que les hommes avec des antécédents familiaux ou d'origine africaine présenteraient des formes de cancers plus graves ou d'évolution plus rapide.

Qu'ils présentent ou non des facteurs de risque, souligne par ailleurs la HAS, les hommes "sont exposés aux mêmes inconvénients et risques" du dépistage : risques de pertes de sang et d'infections lors des biopsies de confirmation diagnostique, risques de surtraitement.  La HAS "insiste sur l'importance de l'information" à apporter aux hommes qui envisagent la réalisation d'un dépistage individuel, "afin que chaque homme puisse choisir de se faire dépister ou non en connaissance de cause".

Le dépistage individuel a pris de fait en France l'ampleur d'un dépistage de masse : il concerne plus de deux hommes sur trois, selon l'Association française d'urologie (Afu). Interrogé sur les derniers résultats d'une vaste étude européenne (ERSPC) selon laquelle le dépistage par PSA diminue la mortalité par cancer de la prostate, le Pr Harousseau a rappelé que la HAS avait "attiré l'attention en 2010 sur les biais méthodologiques de cette étude".

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Pendant des années, le dépistage du cancer de la prostate a été systématique. Mais est-il pour autant efficace ? Pas vraiment selon la conclusion de la Haute Autorité de Santé. Selon elle, il y a absence de preuves de l'intérêt du dépistage systématique en population générale, comme pour les hommes avec des facteurs de risque.
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2012-04-04 17:42:00