2 min de lecture Déraillement du train Paris-Limoges

Brétigny : "Malgré la réunion, des questions sont restées sans réponse", assure une association

INVITÉ RTL - Pour Stéphane Gicquel, secrétaire général de la FENVAC, association de protection des victimes, la réunion des victimes de Brétigny-sur-Orge, samedi, est "une étape importante".

Une information judiciaire a été ouverte après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge
Une information judiciaire a été ouverte après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge Crédit : AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL

C'était la toute première fois depuis la catastrophe du 12 juillet que les passagers du Paris-Limoges se retrouvaient. Deux mois et demi après le drame de Brétigny, les rescapés et les familles des victimes étaient face à la SNCF, samedi 28 septembre, pour une réunion qui n'aura pas apporté toutes les réponses espérées, notamment sur les causes de l'accident et en matière d'indemnisations.

Cette réunion a rassemblé près de 200 victimes sur 400, ainsi que le procureur de la république d'Evry, Frédéric Cuvillier (le ministre des Transports), le patron de la SNCF Guillaume Pépy, celui de Réseaux ferrés de France (Jacques Rapoport), mais aussi le coordinateur de l'aide aux victimes (Philippe Cèbe).

Il est important après une catastrophe que les gens puissent se retrouver

Stéphane Gicquel, le secrétaire général de la FENVAC
Partager la citation

Stéphane Gicquel, le secrétaire général de la FENVAC, une association qui vient en aide aux victimes d'attentats ou d'accidents, était lui aussi présent. "J'ai ressenti beaucoup d'émotion, car cette réunion, nous l'avions demandé depuis plusieurs semaines. D'expérience, il est important après une catastrophe que les gens puissent se retrouver - un mois ou deux après - et qu'ils puissent poser des questions. Car les victimes ont mille questions à poser et mille difficultés à faire valoir, et donc ce moment de dialogue était important", témoigne-t-il au micro de RTL.

Les victimes reparties avec plus de visibilité

"Il était important d'expliquer aux victimes ce qui allait se passer. Bien sûr des questions sont restées sans réponses, comme sur les responsabilités et les causes de l'accident. Mais les victimes sont reparties, et c'est ça qui est important, avec un peu plus de visibilité sur les semaines et les mois à venir. Également sur les démarches à entreprendre. Cela est déjà une étape importante pour une victime", relate-t-il.

À lire aussi
Brétigny-sur-Orge, le 12 juillet 2013. déraillement du train Paris-Limoges
Catastrophe ferroviaire de Brétigny : des documents accablants pour la SNCF ?

Pour ce qui est des indemnisations, certains conseillent aux victimes de ne rien accepter de la SNCF, parce qu'elles ne pourraient plus aller en justice après. Stéphane Gicquel, lui, n'est pas de cet avis. Il demande d'abord des indemnisations, puis un procès. "Chacun fait selon son rythme et selon sa volonté. Cette convention dont on parle beaucoup (...), nous l'avons signé avec la SNCF et AXA. Cette réunion a permis de tordre le cou à cette polémique complètement stérile et inventée de toute pièce, et les victimes ont compris que, au contraire, cette convention donnait un cadre protecteur, et bien évidemment il ne s’agit pas d'interdire à qui que se soit d'aller au pénal", assure-il.

>
Réaction de Stéphane Gicquel, secrétaire général de la FENVAC Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
La rédaction vous recommande
Lire la suite
Déraillement du train Paris-Limoges SNCF Faits divers
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants