1 min de lecture Braquage

Braquages : les commerçants victimes se rebellent de plus en plus

INFO RTL - Selon une note de la direction centrale de la sécurité publique, le nombre de commerçants s'opposant à leur braqueur est de plus en plus grand.

Braquage mortel d'une bijouterie rue d'Angleterre, à Nice.
Braquage mortel d'une bijouterie rue d'Angleterre, à Nice. Crédit : AFP
Damien Delseny et Jean-Louis Pacull

La direction centrale de la sécurité publique a publié mercredi 30 octobre une note d'information intitulée "Multiplication des réactions de défense des bijoutiers et débitants de tabac victimes de vol à main armée". Comme son nom l'indique, cette note alerte sur les réflexes d'auto-défense des commerçants, notamment depuis l'affaire du bijoutier de Nice le 11 septembre dernier.

L'exaspération des commerçants

Face à l'explosion des braquages de commerces, l'exaspération des bijoutiers et des gérants de bar-tabac semblent être à son comble. Si l'on en croit cette note diffusée mercredi 30 octobre par l'état-major de la sécurité publique, les commerçant braqués n'hésitent plus à se battre avec leurs braqueurs, voire à sortir des armes, eux aussi.

C'est ce qui s'est encore passé mardi soir aux Pennes-Mirabeau près de Marseille (Bouches-du-Rhône) où un bijoutier a brandi son fusil de chasse face aux braqueurs qui venaient de tirer dans sa porte, les obligeant à prendre la fuite. La semaine dernière à Saint-Nazaire, une gérante de bar-tabac, pourtant mise en joue, a balancé des bouteilles sur ses braqueurs dont l'un a été blessé.

Pourquoi est-que je vais me faire tuer pour un petit branleur qui ne veut pas travailler ?

Un buraliste marseillais
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Le recensement des policiers les amène à s'inquiéter face à ces commerçants décidés à vendre chèrement leurs biens. "Je bosse 14 heures par jour, ce n'est pas pour en donner à un enfoiré qui ne fait rien, réagit un buraliste marseillais. Il faut réagir et frapper fort. Sur le plan national, nous sommes les plus agressés. 347 depuis le début de l'année, plus que les bijoutiers, plus que les pharmaciens. J'ai deux caméras chez moi et je rentre dedans s'ils viennent m'agresser. Pourquoi est-que je vais me faire tuer pour un petit branleur qui ne veut pas travailler ?" demande-t-il. 

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"Je bosse 14 heures par jour, ce n'est pas pour en donner à un enfoiré qui ne fait rien" Crédit Média : Jean-Louis PACULL | Durée : | Date :
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