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Bonom, le street-artiste français qui envoûte les murs de Bruxelles

Bonom, jeune street-artiste français habitant en Belgique, est passé de l'ombre à la lumière en 2010, après une arrestation. "L'Arsène Lupin du street art" a réalisé de grandes fresques à Bruxelles.

Bonom, street-artiste français habitant à Bruxelles, ici le 7 février 2014 dans la capitale belge (illustration).
Bonom, street-artiste français habitant à Bruxelles, ici le 7 février 2014 dans la capitale belge (illustration). Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Longtemps, Bonom s'est joué de la police. Suspendu ou perché, le jeune Français peignait la nuit des fresques monumentales sur les murs aveugles de Bruxelles. Avant d'être arrêté, de sortir de l'ombre et d'être salué pour avoir embelli la capitale belge. D'abord une araignée, puis un poulpe, un renard, une baleine...: depuis 2005, un étrange bestiaire a envahi les pignons et façades d'immeubles aux quatre coins de la ville.

"Qui a pu faire ça? Et comment?", s'interrogeaient les Bruxellois, surpris de voir naître ces fresques en une seule nuit dans les lieux les plus improbables. "L'Arsène Lupin du street art" intriguait la presse comme les élus, partagés entre le devoir de punir ces actes illégaux et le respect pour la qualité artistique de ces graffitis. "En quelques années, Bonom est devenu une légende. Malgré les pandores (gendarmes), la féerie s'est poursuivie et les habitants ont aimé", résume le quotidien La Libre Belgique.

Une femme qui se caresse


Le mystère perdure jusqu'en 2010. Et l'interpellation en flagrant délit du jeune Parisien de 24 ans débarqué à Bruxelles cinq années auparavant pour étudier les arts plastiques. Poursuivi pour ""dégradation volontaire d'immeubles", Vincent Glowinski, alias Bonom, bénéficie de la clémence de la justice qui le condamne à des travaux d'intérêt général.

Il ne s'arrête pas pour autant et réalise deux immenses fresques qui font jaser: une femme qui se caresse et un vieillard nu et décharné. Pour cette dernière oeuvre, Bonom joue les funambules en la réalisant en rappel, suspendu dans le vide, ses pots de peinture à la main, alors que la ville dort. "Le risque de la chute? Il fait partie du travail tel que je le conçois. Je me confronte aux peurs physiques".

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"Je crains qu'elles n'existent pas"


A Bruxelles, l'artiste a trouvé le terrain idéal à son épanouissement. "Avec son côté un peu bordélique, ses espaces abandonnés gigantesques et ses nombreux murs libres, cette ville offre une grande liberté. J'y ai trouvé une dimension qui n'existe pas à Paris, ville très dense et où l'architecture est beaucoup plus sacralisée", explique-t-il. De fait, la plupart de ses oeuvres restent visibles plusieurs années après leur réalisation, à l'image de celle de la femme se caressant le sexe, pourtant située sur l'une des avenues les plus chics du centre-ville.

Pour l'artiste, qu'importe que cette mémoire soit finalement effacée par la pluie ou le karcher. "Je ne redoute pas que mes oeuvres disparaissent, je crains qu'elles n'existent pas", explique-il. Vincent Glowinski a aujourd'hui tourné la page Bonom. Sa sortie de la clandestinité est officialisée par une exposition de dessins et photos - "Bonom, le singe boiteux" - qui attire de nombreux curieux depuis janvier à Bruxelles. Il s'est lancé dans une "autre aventure", celle des performances mélangeant danse, vidéo et peinture. Dans "Human Brush", il utilise son corps comme un pinceau qui dessine ses mouvements sur un écran. Son nouveau spectacle "Méduses" a commencé à tourner en Belgique et en France.

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