2 min de lecture Santé

Une pétition lancée pour connaître la composition des tampons de la marque Tampax

Effrayée par l'amputation de la jambe d'une Américaine à cause des tampons, une étudiante française de 19 ans a lancé une pétition pour obtenir davantage d'informations sur ce qu'ils contiennent.

Une femme fait les courses dans un supermarché (illustration)
Une femme fait les courses dans un supermarché (illustration) Crédit : FRED DUFOUR / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

L'initiative a déjà récolté plus de 40.000 signatures. Mélanie Doerflinger, une étudiante française de 19 ans, a publié une pétition sur le site Change.org pour enfin savoir ce qui compose les tampons Tampax qu'elle utilise tous les mois. Une initiative mentionnée entre autre par l'Express.

Au départ, c'est l'histoire émouvante et tragique d'un mannequin américain qui a alerté Mélanie. La jeune américaine avait dû être amputée de la jambe après avoir contracté une infection liée à un tampon. Ce syndrome du choc toxique (STC) est normalement très rare mais peut être très violent. Les emballages de tampons font d'ailleurs mention de ce risque sans vraiment préciser à quoi il pourrait être dû. 

Pour Mélanie, risquer sa vie (car le STC peut être fatal), pour assurer son hygiène tous les mois semble cher payé. Dans sa pétition, elle affirme d'ailleurs : "Vu la gravité des risques sanitaires que les utilisatrices comme moi avons durant l'utilisation de ces produits, je demande à Procter&Gamble, la multinationale qui a créé la marque Tampax, de faire apparaître la composition des tampons Tampax sur leurs emballages afin que toutes les utilisatrices, françaises et européennes, sachent ce qu'elles mettent durant leurs périodes menstruelles."

Pas assez de place sur les emballages

Mélanie a été contactée le 25 août par la marque qui lui a expliqué que la composition des tampons Tampax ne peut pas apparaître car il manque tout simplement de la place sur les emballages. Une réponse qui n'a pas du tout satisfait l'étudiante. La jeune femme avait déjà pris Procter&Gamble à partie sur Facebook début août pour ce problème de composition. 

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Et la marque avait répondu que ces informations figuraient dans la notice à l'intérieur de l'emballage. Après avoir vérifié, Mélanie a répondu qu'elle n'avait pas trouvé les composants des tampons contrairement à ce qu'on lui avait dit. La bataille de l'étudiante semble loin d'être terminée.

Le STC peut être traité avec des antibiotiques mais s'il n'est pas pris à temps, il peut révéler de nombreuses complications et dans des cas rarissimes, entraîner la mort.

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