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Une méthode révolutionnaire pour soigner l’endométriose expérimentée à Lyon

Une étude est menée depuis un an et demi pour traiter cette maladie qui touche 10% à 20% des femmes par ultrasons.

Une affiche de sensibilisation à l'endométriose.
Une affiche de sensibilisation à l'endométriose.
Crédit : Tristan Reynaud/SIPA
Geoffroy Lang & AFP

Si l'on estime qu'une femme en âge de procréer sur cinq serait concernée par ce problème gynécologique, l'endométriose demeure un mal méconnu par les femmes. Le seul traitement proposé aux femmes affectées par cette pathologie était pourtant une chirurgie très lourde et invasive. "Cette chirurgie est longue, difficile, dure plusieurs heures et expose les patientes à des complications comme des communications entre l'intestin et le vagin", souligne le professeur Gil Dubernard, chef du service de gynécologie obstétrique de l'hôpital de la Croix-Rousse et initiateur du procédé.

Mais le CHU des Hospices Civils de Lyon expérimente depuis près d’un an et demi une méthode révolution : traiter l’endométriose par ultra-son. C'est en échangeant avec des médecins urologues que le professeur Gil Dubernard a eu l'idée d'utiliser la machine Focal One, mise au point par le groupe lyonnais EDAP TMS pour traiter le cancer de la prostate par des ultrasons à haute intensité.

Une opération de moins de cinq minutes

L'opération dure seulement "de trois à cinq minutes. Une sonde est introduite sous anesthésie locale pour envoyer des ultrasons au sein du nodule à traiter, localisé au préalable par échographie. L'excroissance est alors "dévitalisée" par tranches successives grâce à un effet thermique, la température atteignant localement jusqu'à "85-95 degrés".

Cinq patientes ont été prises en charge ces dix-huit derniers mois sur les dix autorisées dans le cadre de cette expérimentation, engagée en septembre 2015. L'étude doit s'achever à l'automne. Quand la chirurgie pratiquée habituellement entraîne jusqu’à dix jours d’hospitalisation, suivis d’un arrêt de travail allant d’un à trois mois, les patientes entrent la veille de l’opération et repartent le lendemain avec cette méthode. 

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L’endomètre est la paroi qui tapisse l’intérieur de l'utérus. Il gonfle juste avant d’avoir les règles puis se “désagrège” dès le premier jour des règles, provoquant des pertes de sang. Une femme qui souffre d’endométriose a un endomètre plus épais que la normale. Au moment des règles, des cellules qui en sont issues s’échappent de l'utérus pour aller se fixer sur d’autres organes.

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