2 min de lecture Polémique

"Tous les discours anti-vaccins me sont insupportables", tonne Michel Cymès

REPLAY - La ministre de la Santé réfléchit à la possibilité de rendre obligatoire 11 vaccins, pour faire face à la recrudescence de certaines maladies potentiellement dramatiques.

Michel Cymes Ça va Beaucoup Mieux Michel Cymes iTunes RSS
>
"Tous les discours anti-vaccins me sont insupportables", tonne Michel Cymès Crédit Média : RTLNET | Date :
La page de l'émission
CYMES_245300
Michel Cymes et Loïc Farge

Quand Agnès Buzyn a donné son interview au Parisien/Aujourd'hui en France (daté 16 juin), elle devait se douter que cela allait entraîner des réactions en chaîne, comme à chaque fois qu'on parle de vaccin dans notre pays. Et cela n'a pas traîné. On l'accuse de tout. Déjà quand vous prononcez le mot "obligatoire" en France, vous déclenchez une série de réactions allergiques. Mais alors quand il s'agit de vaccin, tout y passe : collusion avec l'industrie pharmaceutique, négation des dangers de la vaccination, inutilité de certains vaccins, effets secondaires dramatiques, etc.

La suspicion vis-à-vis des vaccins ne cesse de croître en France. Que dans les autres pays certains soient réticents à faire vacciner leurs enfants, cela a toujours existé. Mais ce qu'on voit chez nous, on ne le voit pas ailleurs. La faute à qui ? À tout le monde. Commençons par un ancien ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, qui a voulu vacciner contre l'hépatite B tous les enfants au lycée il y a plus de vingt ans. Fiasco ! Campagne non préparée, pas assez de moyens.

Pas d'autre solution !

La faute au ministre qui lui a succédé, Bernard Kouchner, qui a fait arrêter cette campagne à juste titre, mais sans communication suffisante pour rassurer. La faute à la presse. On se souvient de la "une" du Parisien en 1998, à la suite justement de l'arrêt de cette campagne : "Le vaccin contre l'hépatite B était bien dangereux". Allez rassurer les gens avec ça !

La faute aux médecins qui, morts de trouille à l'idée que des parents puissent se retourner contre eux, devenaient de plus en plus réticents à proposer ces vaccins. Enfin la faute aux irresponsables (on met dans le paquet des médecins au titre ronflant de professeur), qui désinforment en permanence depuis des années, et aux politiques qui, pour se faire un nom, jettent le discrédit sur ceux qui, eux, pensent d'abord à la santé publique plutôt qu'à leur carrière.

À lire aussi
Coronavirus France
Coronavirus : l'immunité pourrait durer plusieurs années chez les personnes déjà infectées

Concernant le projet de vaccins obligatoires émis par Agnès Buzyn, il n'y a malheureusement pas d'autre solution. Pour un vaccin donné, la couverture n'est pas suffisante - autrement dit s'il n'y a pas un fort pourcentage de la population protégée -, il y aura des enfants et des adultes qui véhiculeront le virus et pourront donc le transmettre. Tous les discours anti-vaccins sont insupportables.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Polémique Médecine Vaccin
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants