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Soins dentaires : les dentistes veulent "une contrepartie"

INVITÉE RTL - La présidente de la Confédération nationale des syndicats dentaires, Catherine Mojaisky revient sur les négociations entre l'Assurance Maladie et les dentistes en vue de permettre la gratuité pour les patients des actes courants.

Un dentiste (image d'illustration)
Un dentiste (image d'illustration)
Crédit : JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Soins dentaires : les dentistes veulent "une contrepartie"
04:17
Christelle Rebière & Vincent Parizot

Zéro reste à charge sur les soins dentaires, c'était une promesse d'Emmanuel Macron. Mais cela pourrait coûter très cher à l'assurance maladie. Les négociations sont en cours avec les dentistes, la Sécurité sociale propose trois types de soins en fonction de la qualité de la prothèse et de la place dans la bouche. Une prothèse esthétique sera mieux remboursée si elle située devant, plutôt qu'au fond de la bouche.

Un compromis qui est né de la confrontation de la promesse du candidat Macron à la réalité. C'est du moins ce que pense la présidente de la Confédération nationale des syndicats dentaires, Catherine Mojaisky : "Quand on a fait une promesse et qu'on n'a pas évalué l'impact, à un moment, il faut réadapter un peu. C'est le constat qui a été fait par le Ministère. Payer 3 milliards de reste à charge, ce n'est pas possible".

"Une usine à gaz"

Mais le fruit de cette négociation ne convainc pas la chirurgienne-dentiste. Le système à trois paliers de soins risque d'être "une usine à gaz". Problème, surenchérit-elle, le travail de pédagogie qu'il va falloir faire "Cela va être compliqué d'expliquer à nos patients les différences entre les couronnes, entre les prix… Beaucoup de gens s'étaient imaginés qu'ils allaient avoir la possibilité d'être pris en charge sur tout."

L'Assurance maladie souhaite la mise en place d'un panier de soin dans lequel les soins prothétiques "essentiels", près de la moitié des actes, seraient gratuits pour les patients. Mais une telle mesure implique une baisse des tarifs des consultations. "Il n'est pas question qu'on paye la totalité de la mesure. S'il faut baisser les tarifs, il faut qu'on ait une contrepartie", avertit Catherine Mojaisky.

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