1. Accueil
  2. Actu
  3. Bien-être
  4. Sexe : 3 idées reçues sur la masturbation masculine
2 min de lecture

Sexe : 3 idées reçues sur la masturbation masculine

PODCAST - Andrew, Laurent et Jean-Charles se confient sur la masturbation, cette pratique sexuelle qui fait l'objet de nombreux préjugés.

La masturbation fait l'objet de multiples tabous.
La masturbation fait l'objet de multiples tabous.
Crédit : Unsplash/@dannyg
Saison 2 - 2. Rencontre avec la masturbation
12:43
Marie Zafimehy

Andrew, Laurent et Jean-Charles sont âgés de 25 à 57 ans. Malgré leur différence d'âge, tous ont découvert la masturbation à l'adolescence et ont compris qu'il s'agissait d'un "plaisir coupable" qu'ils devaient cacher. Leurs témoignages sont à écouter dans le deuxième épisode du podcast Les Français au Lit.

"C'était la découverte d'une nouvelle sensation qui n'était pas désagréable et du coup... après je l'ai fait souvent", se confie Andrew, 25 ans. Laurent a vécu une expérience similaire vers 12-13 ans. "Un soir dans mon lit en tripotant mon sexe, pouf il y a quelque chose qui est parti et c'était une éjaculation et j'ai eu beaucoup de plaisir à ressentir ça, que c'était possible et après j'ai fait ça dans mon coin tout seul pendant longtemps."

Pour Jean-Charles, 36 ans, le plaisir s'est mêlé à la culpabilité. "Le sentiment c'était qu'il fallait pas que ça se sache, raconte-t-il. C'est de la pudeur par rapport ça. Y a une notion... C'est pas propre. Y a un aspect un peu 'sale'". Un sentiment traduisant tout le tabou qui persiste autour de cette pratique sexuelle qui fait l'objet de beaucoup de préjugés chez les femmes, comme chez les hommes.

1. C'est un "plaisir pathologique"

La culpabilité ressentie par Jean-Charles et de nombreux hommes ou garçons est liée à l'idée que la masturbation est un "plaisir pathologique". Alors que ce n'est pas du tout le cas. "La masturbation c'est quelque chose de naturel", explique le sexothérapeute Alain Héril. "Le sexe masculin, il se voit donc naturellement les garçons vont aller vers lui le tripoter le découvrir puis mettre en place quelque chose de masturbatoire aux alentours de 11, 12, 13 ans, dans ces eaux-là".

2. La masturbation "rend sourd"

À lire aussi

Laurent se rappelle du dicton qu'on lui répétait dans son enfance : "la masturbation rend sourd". Pourtant, cette pratique sexuelle est loin d'être nuisible, elle est même plutôt... bonne pour la santé. Andrew utilise ainsi la masturbation "pour se détendre" et se masturbe souvent avant de dormir. "Mais je dois pas être le seul à le faire avant d'aller au lit", ironise-t-il.

"La masturbation sert déjà à éprouver du plaisir seul", résume Alain Héril. "Elle sert à éprouver des orgasmes et l'orgasme a une fonction régulatrice". Si bien qu'il a été prouvé qu'ils avaient des bienfaits sur les migraines par exemple. "Ça ne coûte rien, explique Alain Héril. "C'est simplement soi avec soi-même."

3. Elle traduit une "frustration"

Jean-Charles en a assez de l'idée selon laquelle "un homme qui se masturbe, c'est un homme qui est frustré". "La masturbation c'est pas forcément un moyen de substitution à autre chose..." insiste-t-il. Pour lui, il s'agit d'une pratique sexuelle à part entière. "Ça permet de mieux se connaître, de se faire plaisir, d'être sur quelque chose de différent, de plus intime".

Alain Héril abonde : selon lui, les pratiques masturbatoires sont une sorte de "gammes sexuelles" avant de partager sa sexualité avec un ou une partenaire. "Mieux on connaît son corps, mieux on connaît ses sensations et tout ça, mieux on est avec l'autre parce qu'on se connaît et on peut se présenter à l'autre de manière simple, directe", explique-t-il. Laurent résume : "C'est une préparation à la rencontre à l'autre".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/