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Michel Cymes : "Des verres de vin moins grands pour moins d'ivresse ?"

Le médecin Michel Cymes a peut-être trouvé un moyen infaillible de réduire la consommation de vin des Français. Il s'appuie sur une étude menée par des chercheurs de l'Université de Cambridge.

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Michel Cymes : "Des verres de vin moins grands pour moins d'ivresse ?" Crédit Image : AFP / ALEJANDRO PAGNI | Crédit Média : RTLNet | Date :
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Michel Cymes et Loïc Farge

Il était temps que quelqu'un se mette en quête d'une solution, vue que la France est le premier pays consommateur de vin au monde avec près de 45 litres par habitant et par an. Après, nous sommes aussi les premiers producteurs. Jusque là, tout est cohérent.

J'ouvre une parenthèse dans ce classement pour dire qu'au Vatican, on consomme plus que nous. Mais bon, ce n'est pas très représentatif : le Vatican ne compte que 800 habitants, tous adultes et qui font une grosse consommation de vin de messe. Parenthèse fermée.

Comment faire pour être un peu plus sobre si on n'est pas curé ? C'est très facile : il suffit de réduire la taille des verres de vin. Cela peut paraître curieux, mais c'est pourtant ce que laisse supposer une étude menée par les chercheurs de l'Université de Cambridge.

Qu'ont-ils découvert ? Ils se sont aperçus que depuis le début du XVIIIe siècle, le volume des verres de vin a été multiplié par six. Dans le même temps, la consommation de vin a elle aussi augmenté dans des proportions analogues. Après, qui dit corrélation ne dit pas forcément causalité.

Gare aux conclusions trop hâtives

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Les chercheurs estiment que rien ne prouve que c'est parce que la taille des verres a augmenté que la consommation a augmenté aussi. Il faut se méfier des conclusions trop hâtives dues à des corrélations réelles, mais trompeuses. D'ailleurs elles empoisonnent la vie des chercheurs dans tous les domaines.

Voici quelques exemples. Savez-vous qu'il y a corrélation entre le nombre de productions de films documentaires et le nombre de cochons abattus ? Savez-vous qu'il y a corrélation entre le core du vainqueur à l'Eurovision et le nombre de décès par la foudre ? Ou encore entre le cours de l'once d'or et la vente de disques ?

Je précise que ces exemples viennent de la presse allemande et du journal Die Zeit qui, régulièrement, publie une corrélation insolite. Mais je le répète : corrélation signifie que les courbes se ressemblent, et pas que l'un est la cause de l'autre.

Hasard ou piste intéressante ?

Pour en revenir à la taille de nos verres et notre consommation de vin, hasard ou pas ? On peut tout envisager. Ce peut être un hasard, ou au contraire une piste intéressante pour aider les alcooliques à lever le pied plutôt que le coude.

Les chercheurs de Cambridge ne s'en cachent pas. Ils estiment encore n'avoir rien prouvé et pensent que leurs observations méritent que la question soit approfondie. Et on ne peut que leur donner raison.

D'ailleurs, souvenez-vous, on sait que la taille de l'assiette a de l'influence sur notre appétit : plus elle est petite, plus elle nous parait pleine, et moins on mange. Il n'est pas à exclure que pour le vin, il se passe quelque chose de similaire dans notre cerveau décidément si manipulable.

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