2 min de lecture Sexe

Michel Cymes : "Il existe deux circuits de désir sexuel"

Le médecin revient sur une étude sur le striatum ventral qui prouve que l'existence de la bisexualité

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Michel Cymes évoque une étude sur les sexualités Crédit Image : Columbia TriStar Films | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Michel Cymes Journaliste

Cette petite zone du cerveau, le striatum ventral, n'est guère plus gros qu'un petit abricot. Il se trouve à la base du cerveau. Cette zone est particulière car elle est directement concernée par les circuits du désir et de la récompense. En gros, elle s'active dès que l'ont fait quelque chose que l'on aime, qu'il s'agisse de manger un bon petit plat, faire un bon film au cinéma, prendre de la drogue ou de se livrer à quelques galipettes pour autant que cette perspective vous réjouisse, car on peut ne pas être intéressé par le sexe

C'est sur cette zone qu'une équipe germano-américaine de personnes s'est concentrée pour, au fond, voir comment le cerveau s'y prend pour aimer ou plutôt désirer. Désirer les femmes, désirer les hommes, ou désirer les deux sans distinction. Les cobayes, exclusivement des hommes, étaient pour certains homosexuels, hétérosexuels et bisexuels. Tous ont fait l'objet d'une IRM. Et tous ont regardé des vidéos et images érotiques. 

Revoir nos croyances en matière de sexualité

Comme on pouvait s'y attendre, le striatum ventral des hétéros s'est manifesté quand ils ont vu des femmes nues. Celui des homos a réagi avec des hommes nus. Et celui des bisexuels s'est allumé quelque soit la proposition, avec eux c'était la fête à tous les étages du striatum ventral. C'est cette partie-là de l'étude qui est particulièrement intéressante. Ça nous invite à revoir nos croyances en matière de sexualité. On imagine souvent que c'est une affaire d'attirance et de stimulation, en fait c'est surtout une affaire de frein. 

Les chercheurs avaient déjà démontré qu'il existe deux circuits de désir sexuel, un circuit activé par les personnes du sexe opposé et un autre par les personnes du même sexe. La réaction des bisexuels montre que ces deux circuits existent et surtout peuvent fonctionner en même temps. Si ce n'est pas le cas pour les hétéros ou les homos, c'est simplement, selon les chercheurs, parce que chez eux, l'un des deux circuits est bloqué.

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