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Coronavirus : les prélèvements dans le nez sont-ils dangereux ?

L'Académie de médecine a mis en garde contre certains risques, notamment en auto-test. Mais le ministre de la Santé soutient qu'ils ne sont pas "dangereux" pour autant.

Un homme fait un test PCR de détection du coronavirus à Laval, en Mayenne, le 17 juillet 2020 (illustration)
Un homme fait un test PCR de détection du coronavirus à Laval, en Mayenne, le 17 juillet 2020 (illustration) Crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Coline Daclin Journaliste

C'est devenu la principale méthode pour détecter le coronavirus. Les prélèvements nasopharyngés, qui consistent à enfoncer un écouvillon dans le nez pour récupérer des cellules potentiellement infectées, ne sont pourtant pas anodins, selon l'Académie de médecine. 

L'institution médicale s'est fendue jeudi 8 avril d'un communiqué soulignant que "les prélèvements nasopharyngés ne sont pas sans risque". "Si certaines complications peuvent
être considérées comme bénignes (désagrément, douleur ou saignement), de graves
complications commencent à être décrites dans la littérature médicale depuis quelques
semaines, notamment des brèches de l’étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite", indique l'Académie de médecine.

Pas de panique pour autant, ces complications sont pour l'heure rares et le rapport bénéfice-risque de ces tests reste largement en faveur de leur utilisation. Afin d'éviter la propagation de l'épidémie, les autorités sanitaires recommandent toujours de s'isoler et de se faire tester

Les auto-tests, un prélèvement complexe

L'Académie de médecine rappelle seulement les bonnes pratiques, afin de ne pas négliger ce risque. Parmi elles, le fait de demander au patient leurs éventuels antécédents ORL, ou encore de lui faire garder la tête droite pendant le prélèvement. Elle recommande également 
"de réserver la pratique des prélèvements nasopharyngés aux professionnels de santé formés pour la réalisation de ce geste dans des conditions techniques rigoureuses" et met en garde les utilisateurs d'auto-tests

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Selon l'Académie, l'auto-prélèvement peut en effet "exposer à de faux négatifs lorsque l’écouvillonnage est trop timide et superficiel, mais [peut] aussi devenir
dangereux lorsque l’écouvillonnage est trop profond et dirigé dans la mauvaise direction".

Interrogé sur le sujet ce vendredi 9 avril sur RTL, le ministre de la Santé Olivier Véran a tenu un discours rassurant sur les auto-tests. "Je ne pense pas que ça représente un danger", a-t-il déclaré, en reconnaissant qu'il faut "s'acclimater" à ce type de test. "Il faut lire la notice, c'est comme tous les produits."

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