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Coronavirus : comment expliquer les vaccinations au sérum physiologique ?

FACT CHECKING - Après les habitants d'Épernay, ce sont 54 personnes de Châtillon, dans les Hauts-de-Seine, qui ont été vaccinées par erreur au sérum physiologique.

Une infirmière prépare une dose du vaccin Pfizer/BioNTech Covid-19 dans un centre de vaccination de Nantes, dans l’ouest de la France, le 9 avril 2021. (Illustration) Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Jean-Mathieu Pernin

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Certains soignants injectent-ils du sérum physiologique à la place le vaccin Pfizer/BioNTech ? Dis comme ça, on dirait une légende urbaine, et pourtant, la rumeur enfle après quelques exemples maladroits. 

Le 20 avril, à Épernay dans la Marne, un centre de vaccination se trompe et injecte à 140 personnes du sérum physiologique à la place du vaccin Pfizer. Le 3 avril à Châtillon, dans les Hauts-de-Seine, ce sont 54 personnes qui reçoivent une dose de sérum physiologique plutôt du Pfizer. Des maladresses et des soignants qui précisent que cette solution à base d’eau salée n’est pas dangereuse pour la santé mais qu’elle n’immunise pas contre le virus donc il faut revenir se faire vacciner.

Dans cette époque sensible, ce genre d’épisode provoque l’inquiétude. "Mais au fait que nous injecte-t-on vraiment ?", "Poison" ou "Ah je vous l’avais bien dit", trouve-t-on sur les réseaux sociaux. Or, si ces injections sont regrettables, il n’y a rien d’étonnant de trouver du sérum physiologique dans les centres de vaccination.

La France n'est pas la seule touchée par ce phénomène

Dans ces affaires de sérum physiologique, on ne parle ni d’AstraZeneca, ni de Moderna et encore moins du vaccin Johnson & Johnson. En fait comme l’explique le journal Libération :  lors de la préparation du vaccin, les préparateurs prélèvent 1,8 millilitre de sérum physiologique à l’aide d’une aiguille et d’une seringue de prélèvement. Puis ils injectent ce sérum dans le petit flacon de vaccin, où il se dilue. Ainsi, le sérum physiologique entre dans la préparation des seringues de Pfizer/BioNTech. 

Dans le journal l’Union, qui couvre l’actualité dans une partie de l’Est de la France, un médecin s’étonne d’une telle erreur et se demande comment cela est possible puisque les préparateurs n’ont même pas mis de vaccin dans les seringues. Toutefois, la France n'est pas la seule à être touchée par ce phénomène. 

En Allemagne, une enquête de police a été ouverte contre une infirmière qui avait injecté du sérum physiologique à six patients. Elle avait opté pour cette solution après avoir cassé une fiole de Pfizer et craignait la colère de ses supérieurs, raté pour la discrétion. Des épisodes sans conséquences qui permettent de comprendre comment le virus de la rumeur se propage.

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