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Alzheimer : "Les bonnes sœurs, c'est l'échantillon de rêve", affirme Michel Cymes

REPLAY - Les chercheurs se sont penchés sur le fonctionnement du cerveau des religieuses en étudiant leurs autobiographies rédigées dans leur jeunesse.

Photo d'une statue de Bernadette Soubirous prise le 31 août 2006 à Nevers
Photo d'une statue de Bernadette Soubirous prise le 31 août 2006 à Nevers
Crédit : AFP / Archives, BRUNO FERRANDEZ
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Michel Cymes & Loïc Farge

La maladie d’Alzheimer, toujours incurable, touche quelque 900.000 personnes en France. Il n'est donc pas inutile d'en rappeler les facteurs de risque. Les chercheurs de l'Université de Cambridge en ont répertorié sept en plus de la génétique qui, dans certain cas, peut être incriminée. Il s'agit du tabagisme, de la dépression, de la sédentarité, du diabète, de l’hypertension, de l'obésité et du faible niveau d'éducation. Apprendre, s'instruire, réfléchir et explorer le monde des idées, c'est faire un pas important pour repousser l'échéance.

Une expérience l'a prouvé de manière spectaculaire : la "Nun study" (l'étude des nonnes"). Elle a été réalisée aux États-Unis dans des couvents de bonnes sœurs. L'avantage des nonnes, c'est qu'elles vivent dans un environnement similaire. Elles s'alimentent souvent de la même manière, en général plutôt sainement. Elles ont le même type d'occupation. Elles sont en général épargnées par le stress. Elles ont le même rythme de vie, le même niveau de revenu et le même niveau d'accès au soin. Elles constituent une population homogène : les bonnes sœurs, c'est l'échantillon de rêve, un fantasme pour les chercheurs.

Avant de rentrer dans les ordres, les postulantes doivent rédiger une sorte d'autobiographie. Les chercheurs ont donc épluché les textes de 678 nonnes. Ils les ont classé en fonction de leur densité linguistique et de la complexité des idées exprimées (les nonnes avaient une vingtaine d'années au moment de la rédaction des écrits). Ils se sont ensuite penché sur le fonctionnement du cerveau des religieuses des années plus tard.

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