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Bébés morts à Chambéry : l'avocat de Marette accuse l'hôpital d'avoir utilisé une poche périmée

L'avocat du laboratoire Marette, qui fabrique les poches alimentaires soupçonnées d'être à l'origine de trois voire quatre nourrissons à la maternité de Chambéry, accuse ce jeudi 16 janvier l'hôpital d'avoir utilisé une poche périmée.

Le laboratoire Marette, à Courseulles-sur-Mer, ici le 6 janvier 2014, a fourni des poches alimentaires à l'hôpital de Chambéry.
Le laboratoire Marette, à Courseulles-sur-Mer, ici le 6 janvier 2014, a fourni des poches alimentaires à l'hôpital de Chambéry. Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

L'avocat du laboratoire Marette, qui fabrique les poches alimentaires soupçonnées d'être à l'origine de trois voire quatre nourrissons à la maternité de Chambéry, a accusé ce jeudi 16 janvier dans une conférence de presse l'hôpital d'avoir utilisé une poche périmée depuis trois jours.

"Le 15 décembre 2013, la quatrième poche, fabriquée par le laboratoire Marette le 28 novembre 2013, a été administrée alors qu'elle était périmée depuis trois jours", a déclaré Me Matthieu Lemaire devant la presse à Caen, en précisant qu'il n'affirmait pas que ces "dysfonctionnements" avaient "un lien causal avec les décès".

Des manquements constatés trois semaines avant


Les parents d'un des nourrissons morts ont par ailleurs reproché ce jeudi aux autorités sanitaires d'avoir tardé à suspendre l'activité du laboratoire Marette, où des manquements dans la fabrication des poches incriminées avaient été constatés trois semaines avant la décision du 8 janvier. Jonathan, 27 ans, père de Théo, a dit à l'AFP avoir été "très très en colère" quand il a pris connaissance du détail de la décision de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) suspendant la production de ce laboratoire du Calvados, qui fabriquait les poches alimentaires dans lesquelles des analyses ont révélé la présence d'un germe.

Pas de maîtrise complète des risques


Dès le 17 décembre, les inspecteurs de l'ANSM ont constaté que Marette n'assurait "pas une maîtrise complète des risques de contamination des produits fabriqués, particulièrement en termes de désinfection systématique des mains, avant la manipulation des poches, de contrôle des gants après chaque opération critique", selon le texte de cette décision.

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