1 min de lecture Viande de cheval

Barthélémy Aguerre, patron de Spanghero : "Nous n'avons pas fraudé"

Le président de Spanghero, Barthélémy Aguerre, contre-attaque ce vendredi. "Le gouvernement a été imprudent", pour ce dernier, qui explique à RTL être en capacité de fournir la preuve que son entreprise n'est pas à l'origine du scandale de la viande de cheval. Jeudi, le ministre de la Consommation Benoît Hamon avait expliqué à la presse que Spanghero savait qu'elle revendait comme viande de bœuf du cheval.

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La rédaction de RTL Journalistes RTL

"Pour nous, on a acheté de la viande de bœuf"
Barthélémy Aguerre rejette vendredi ces accusations. "Pour nous, on a acheté de la viande de bœuf et on a vendu de la viande de bœuf", explique-t-il à RTL, rejetant la faute sur un autre intermédiaire. "Le fameux code présent sur les étiquettes, composé de 8 chiffres identifiant les palettes incriminées, que la répression des fraudes considère comme la référence douanière relative à de la viande de cheval surgelée, ne correspond pas à un code douanier, mais à un code article. Personne ne le connaît ici. Je viens d'avoir Laurent Spanghero (NDLR : l'un des fondateurs de l'entreprise), en 50 ans de métier, il ne savait pas que ça existait".

"Je ne sais pas d'où vient la faute, mais nous avons trouvé sur une même palette de la viande de bœuf et du cheval. C'est une preuve que nous n'avons pas fraudé car nous n'avons pas touché cette palette", explique encore Barthélémy Aguerre, qui tolère mal les conclusions provisoires de l'enquête présentées jeudi à la presse par Benoît Hamon.

"L'entreprise et ses salariés en danger"
Le ministre de la Consommation a en effet expliqué que la société savait qu'elle revendait comme viande de bœuf du cheval, moins cher. En conséquence, l'entreprise s'est vu supprimer son agrément sanitaire, première sanction d'importance dans ce scandale qui ne cesse de s'amplifier en Europe.  Il avait toutefois ajouté que la société française, maillon d'un trading européen de viande, n'était probablement pas la seule responsable et a évoqué "la piste néerlandaise". 

"Je suis atterré par ce qu'a dit le gouvernement, qui a été imprudent. Je vais faire la preuve de mon innocence et des mes collaborateurs, mais les déclarations de Benoît Hamon mettent en grande difficulté l'entreprise et les personnes qui y travaillent", déplore le patron de l'entreprise. "Pour retirer un agrément il faut un danger sanitaire, là, il n'y en a pas". Une brigade nationale de vétérinaires sera présente dans les locaux de l'entreprise ce vendredi pour poursuivre les investigations et expertises.

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