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ArcelorMittal va bien fermer les hauts fourneaux de Florange

Le verdict, implacable, est tombé lundi matin. ArcelorMittal va définitivement fermer les deux hauts fourneaux de Florange. La direction l'a annoncé aux syndicats lors d'un comité central d'entreprise en région parisienne, avant de le confirmer par communiqué. Au total, 629 salariés sont être concernés. ArcelorMittal accepte la cession éventuelle des installations. Il est "possible d'éviter tout licenciement sec", affirme le numéro un mondial de l'aciérie, qui donne un délai de soixante jours au gouvernement pour trouver un repreneur pour la filière liquide, y compris la cokerie. Les syndicats ne croient pas en cette éventualité. En Moselle, une quarantaine de syndicalistes du groupe bloquent les accès aux locaux administratifs du site et entendent poursuivre leur action.

La direction d'ArcelorMittal s'est toujours refusée à dissocier l'ensemble des installations du site de Florange, comprenant notamment les hauts-fourneaux et la cokerie
La direction d'ArcelorMittal s'est toujours refusée à dissocier l'ensemble des installations du site de Florange, comprenant notamment les hauts-fourneaux et la cokerie Crédit : AFP / Jean-Christophe Verhaegen
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La rédaction de RTL et Philippe Roy-Contancin

"On peut dire que les hauts fourneaux de la Lorraine ont été fermés aujourd'hui", a déclaré Walter Broccoli, responsable syndical Force Ouvrière, en marge de la réunion à Plaine Saint-Denis.

Il a exclu toute possibilité de reprise, même si le président du groupe, Lakshmi Mittal, a selon lui accepté de céder la phase à chaud de Florange, les hauts fourneaux et les outils qui lui sont associés, dont l'aciérie. "Il n'y aura jamais de reprise", a dit Walter Broccoli, affirmant qu'il faudrait des centaines de millions d'euros pour remettre l'outil à niveau. "L'usine n'est pas viable."

Il a exclu toute possibilité de reprise, même si le président du groupe, Lakshmi Mittal, a selon lui accepté de céder la phase à chaud de Florange, les hauts fourneaux et les outils qui lui sont associés, dont l'aciérie. "Il n'y aura jamais de reprise", a dit Walter Broccoli, affirmant qu'il faudrait des centaines de millions d'euros pour remettre l'outil à niveau. "L'usine n'est pas viable."

Dans son communiqué, ArcelorMittal indique vouloir "concentrer ses efforts et ses investissements sur les activités aval" qui emploient plus de 2.000 personnes et "accepte la demande du gouvernement français" pour le recherche d'un repreneur pour les hauts-fourneaux dans les soixante jours, en acceptant également d'inclure la cokerie dans le lot.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait annoncé jeudi aux salariés du site que le gouvernement était entré "en conflit" avec le sidérurgiste indien.

Paris exige qu'ArcelorMittal investisse 150 millions d'euros sur cinq ans dans la phase à froid de Florange, où s'opère la transformation de l'acier, afin de permettre une reprise.
Carte de localisation de Florange (Moselle)

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