1 min de lecture Valérie Trierweiler

Aéroport ND-des-Landes : Valérie Trierweiler consulte, les manifestations continuent

La compagne du chef de l'Etat, Valérie Trierweiler, a reçu samedi à Angers, où elle était de passage, trois représentants du collectif de citoyens angevins contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Les manifestions, elles, se sont poursuivies samedi.

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"Nous lui avons demandé de remettre cette lettre au Chef de l'Etat"

Les trois délégués du collectif devaient à l'origine rencontrer le directeur de cabinet de Mme Trierweiler mais "c'est elle qui nous a reçus" dans un salon où elle inaugurait des manifestations culturelles, a expliqué à l'AFP Nicolas Cocuaud, coordinateur du groupe local de Greenpeace à Angers. "On n'a pas fait la demande", a-t-il ajouté.

Valérie Trierweiler, originaire d'Angers, "nous a beaucoup entendus sur nos revendications" contre le projet d'aéroport et "nous lui avons remis une copie de la lettre désormais publique faite par une (femme) médecin présente sur le site à l'intention du préfet de Loire-Atlantique sur l'ensemble des blessures parfois graves, infligées aux militants présents (...) lors des assauts des 23 et 24 novembre 2012", indique Greenpeace dans un communiqué. "Nous lui avons demandé de remettre cette lettre au Chef de l'Etat et au gouvernement", a poursuivi l'organisation. La compagne de François Hollande ne s'est en revanche pas engagée à la remettre, a indiqué Nicolas Cocuaud.

Dans l'entourage de Valérie Trierweiler, on souligne "qu'il ne s'agit pas d'un geste politique". "Ils ont demandé s'ils pouvaient remettre une lettre, Valérie Trierweiler n'était pas loin, elle les a reçus, c'est tout", ajoute-t-on de même source, en précisant qu'elle devrait remettre la lettre au président de la République. Le collectif avait auparavant rebaptisé  "le Boulevard Ayrault (homonyme de l'actuel Premier Ministre) en "Impasse Notre-Dame-Des-Landes" pour symboliser  l'ineptie d'un projet passéiste, inutile, destructeur et coûteux, dont les impacts irréversibles seront supportés par les générations futures".

Un samedi de manifestations


Au moins 5.000 personnes selon les organisateurs, 2.300 selon les forces de l'ordre, ont défilé samedi après-midi à Nantes. Les manifestants se sont rassemblés derrière une banderole de tête portant l'inscription "aéroport = capitalisme, arrêt immédiat", avant de commencer à défiler, vers 15H30, dans les rues du centre-ville, en scandant des slogans comme "non, non, non à l'aéroport", "Vinci dégage, résistance et sabotage", "ni Etat, ni avion, autogestion" ou encore "Ayrault démission". Dans le cortège, qui devait se rendre jusqu'à la préfecture, des pancartes mentionnaient également "non au béton, oui aux champignons", "les vols Vinci sont annulés", "Vinci dégage", "On ne lâchera pas"

Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est destiné à remplacer en 2017 l'actuel aéroport de Nantes Atlantique. Sa concession a été confiée par l'Etat au groupe Vinci. Jean-Marc Ayrault, qui s'est beaucoup impliqué dans la défense de ce projet comme maire de Nantes et qui continue à le faire comme Premier ministre, est fréquemment mis en cause par les anti-aéroport. La manifestation se tient également dans le cadre d'une journée d'action européenne contre "les projets nuisibles".

Par ailleurs, entre 300 et 400 personnes ont manifesté samedi matin à Brest contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, derrière cinq tracteurs de la Confédération paysanne. Des manifestants ont ensuite symboliquement construit une cabane sur une place, près du monument aux morts, à l'image de celles construites par des opposants sur le site réservé à l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Le projet cher à M. Ayrault, ancien maire de Nantes, doit voir le jour en 2017 en remplacement de l'actuel aéroport Nantes Atlantique. Son coût est évalué à plus de 550 millions d'euros

(Avec AFP)

Carte de localisation de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes

Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

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