1 min de lecture Intervention française au Mali

Abou Zeid tué par des soldats tchadiens selon Idriss Déby

Abou Zeid, leader de Aqmi au Maghreb islamique, aurait bien été tué il y a quelques jours dans le nord du Mali. Les tests ADN pratiqués confirmeraient le décès de "l'émir d'Aqmi" alors que le président du Tchad, Idriss Déby, a lui affirmé que Abou Zeid avait été tué par ses soldats. Paris refuse de confirmer, pour l'instant, cette information.

Abou zeid, le chef d'Aqmi, aurait été tué par des soldats tchadiens
Abou zeid, le chef d'Aqmi, aurait été tué par des soldats tchadiens Crédit : Capture d'écran
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La rédaction numérique de RTL

Le Tchad revendique la mort de Abou Zeid
Sous le titre "Mort de l'émir d'Aqmi Abou Zeid", le site en ligne  de la télévision Ennahar écrit que "les troupes françaises ont arrêté trois terroristes près de Tigharghar" au nord Mali et "selon des sources sécuritaires, elles ont découvert (les corps) de 40 terroristes dont celui d'Abou Zeid".  Une information confirmée au Monde "par une source fiable proche des opérations militaires en cours dans le nord du Mali".

Le président tchadien, Idriss Deby, a lui affirmé que ce sont ces soldats qui avaient tué le chef d'Aqmi.  "Ce sont les forces tchadiennes qui ont tué deux chefs djihadistes, dont Abou Zeïd", a déclaré le chef de l'Etat à des hommes politiques de l'opposition, en présence de journalistes, à l'issue d'une cérémonie d'obsèques pour des soldats tchadiens tombés au combat. Des troupes tchadiennes sont engagées, de concert avec les forces françaises de l'opération Serval, dans le nord du Mali où elles affrontent les groupes islamistes qui, jusqu'à début janvier, tenaient la partie septentrionale de ce pays.

Les tests ADN confirment
Selon le quotidien algérien El Khabar et la radio française RFI, des tests ADN ont été pratiqués en Algérie sur deux membres de la famille d'Abou Zed, pour tenter de confirmer son identité. Les services de sécurité sont en train de comparer l'ADN de deux proches parents d'Abou Zeid avec des échantillons prélevés sur les restes d'un corps remis par les forces françaises" aux autorités algériennes, précise le quotidien.

Et selon M6-MSN,  "les comparaisons ADN effectuées sur le corps de l'homme tué dans le massif des Ifoghas confirment qu'il s'agit bien d’Abou Zeïd". Une information qui devrait être validée dans les prochaines heures par les autorités françaises. "Nous craignons d’éventuelles représailles sur des otages en divulguant des informations  sensibles", indique une source au ministère des affaires étrangères sous le sceau de l’anonymat.

Hollande prudent
Le Quai d'Orsay, quant à lui, n'a ni démenti ni certifié cette annonce. Comme Najat Vallaud-Belkacem et François Hollande. Le"C'est à prendre au conditionnel, nous n'avons pas de confirmation officielle", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, invitant à faire preuve d'"une extrême prudence". "Nos forces sont engagées dans des opérations extrêmement dures sur le terrain, qui sont des combats sans merci. Tout compte, y compris l'information. Je crois qu'il faut être extrêmement prudent avec celles que l'on a, celles que l'on répercute. Pour l'instant, ce n'est pas confirmé", a-t-elle poursuivi sur France 2.

"Des informations circulent, je n'ai pas à les confirmer parce que nous devons aller jusqu'au bout de l'opération", a déclaré pour sa part le président François Hollande, qui évoquait dans un discours l'opération militaire au Mali, entrée "sans doute" dans sa dernière phase, "sûrement la plus délicate".

Profil de leader
Présenté comme un des chefs d'Aqmi dans la zone sahélienne, Abdelhamid Abou Zeid, de son vrai nom Mohamed Ghdiri, est un Algérien d'une quarantaine d'années. Il était apparu pour la première fois en 2003 comme adjoint d'Abderazak El-Para, principal instigateur de l'enlèvement de trente-deux touristes européens dans le grand Sud algérien au cours de cette même année. Il serait notamment responsable de l'enlèvement puis de l’exécution de humanitaire français de 78 ans Michel Germaneau, dont AQMI avait annoncé l'exécution le 25 juillet 2010. Présenté comme l'un des leaders de la poussée djihadiste au Mali, Abou Zeid est "un morceau de choix" pour l'armée française.

Quelque 1.200 soldats français épaulés par 800 Tchadiens poursuivent par ailleurs une vaste opération pour déloger les islamistes de leur réduit des Ifoghas, notamment dans une zone vaste d'environ 25 km sur 25 km au sud-est de Tessalit. Selon l'état-major des armées françaises, une quarantaine de jihadistes y ont effectivement été "neutralisés" par les Français durant la semaine écoulée. Les islamistes entendent se battre "jusqu'au bout" et enregistrent des pertes de plus en plus lourdes, souligne-t-on. Une cinquantaine de personnes ont par ailleurs été arrêtées sur une île du fleuve Niger qui sert de refuge à des islamistes près de Gao, lors d'une opération militaire toujours en cours vendredi. 


Abou Zeid tué au Mali par l'armée française ?

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Abou Zeid tué par des soldats tchadiens selon Idriss Déby
Abou Zeid tué par des soldats tchadiens selon Idriss Déby
Abou Zeid, leader de Aqmi au Maghreb islamique, aurait bien été tué il y a quelques jours dans le nord du Mali. Les tests ADN pratiqués confirmeraient le décès de "l'émir d'Aqmi" alors que le président du Tchad, Idriss Déby, a lui affirmé que Abou Zeid avait été tué par ses soldats. Paris refuse de confirmer, pour l'instant, cette information.
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2013-03-01 18:50:00
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