1 min de lecture Faits divers

14 juillet : les familles de victimes de Merah déplorent de ne pas avoir été conviées

Les familles des trois militaires tués par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban déplorent de ne pas avoir été conviées au défilé du 14 juillet, au même titre que les autres familles endeuillées par la perte de leur proche. Le père d'Abel Chennouf, l'un des deux militaires tués le 15 mars dernier à Montauban, souligne que leurs enfants avaient été "assassinés par un terroriste sur le sol français".

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La rédaction de RTL Journalistes RTL

Les familles "solidaires"

"Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement ne nous a pas conviés au défilé du 14 juillet, au même titre que les autres familles endeuillées par la perte de leurs proches qui étaient présentes", indique ce communiqué adressé par Albert Chennouf, père d'Abel Chennouf, un des deux militaires tués le 15 mars à Montauban.

M. Chennouf assure que la famille de l'autre victime du 17e Régiment de génie parachutiste tuée à Montauban, Mohamed Legouade, et celle du militaire tué quatre jours plus tôt à Toulouse, Imad Ibn Ziaten, sont solidaires de sa démarche.

L'avocate d'un quatrième militaire grièvement blessé à Montauban, Loïc Liber,  désormais tétraplégique, n'a pu être jointe, a-t-il précisé.

"Y a-t-il alors une différence entre nos enfants assassinés par un terroriste sur le sol français et des soldats morts sur le sol afghan ?", demandent les auteurs. Les familles on "senti un traitement de deux poids deux mesures", ajoutent-ils.

"Morts pour la France" ou "morts en service ?"

M. Chennouf a regretté à plusieurs reprisesque les militaires victimes de Merah "ne soient pas considérés comme morts pour la France mais morts en service, alors qu'ils étaient visés parce qu'ils représentaient la République".

La famille d'Imad Ibn Ziaten a demandé que le maréchal des logis-chef du 1er Régiment du train parachutiste (RTP) reçoive la Légion d'honneur à titre posthume et soit reconnu comme "victime de guerre".

"Nous déplorons vivement cette amnésie, cette disparité nous touche et on s'interroge surtout lors de cette journée chargée d'émotion et de symbole d'unité national" conclut le communiqué des familles.

"Nous souffrons du matin au soir, nous nous sentons oubliés, mis à l'écart" a déclaré M. Chennouf dimanche en commentant son initiative.

Le tueur au scooter Mohamed Merah avait tué trois enfants et un enseignant juifs dans une école de Toulouse le 19 mars, après avoir abattu trois parachutistes à Toulouse et à Montauban les jours précédents. Il s'en était suivi un siège de 32 heures de son appartement par le Raid, au cours duquel Mohammed Merah avait été tué le 22 mars.

La diffusion d'enregistrements entre Merah et la police la la semaine dernière avait également déclenché une nouvelle polémique.


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