Sotchi : Mattel et Bescond, une même soif de médaille

Les Françaises Coline Mattel, en saut à skis féminin, et Anaïs Bescond en biathlon, pourraient bien décrocher une médaille aux JO de Sotchi.

La Française Anaïs Bescond lors des JO de Sotchi le 9 février 2014.
Crédit : ALBERTO PIZZOLI / AFP
La Française Anaïs Bescond lors des JO de Sotchi le 9 février 2014.

Coline Mattel, en saut à skis féminin, discipline nouvelle au programme olympique, et Anaïs Bescond en biathlon (poursuite) disposent d'une bonne chance de décrocher une médaille mardi 11 février aux JO de Sotchi. Au lendemain du titre de Martin Fourcade et du bronze décroché par Jean-Guillaume Beatrix, les espoirs du biathlon français reposent sur les épaules d'Anaïs Bescond, 26 ans.

Bescond a le podium en ligne de mire

Au départ, elle s'élancera en cinquième position, à une trentaine de secondes de la Slovaque Anastasiya Kuzmina, dans cette épreuve particulière de la poursuite (10 km) où le handicap au départ dépend de la performance réalisée quarante-huit heures plus tôt en sprint.

Bescond a le podium en ligne de mire. Encore faudra-t-il que cette Franc-Comtoise d'adoption, née en Normandie, réalise un beau passage sur le pas de tir, qui verra les concurrentes effectuer quatre séances de cinq tirs (deux couché puis deux debout), au milieu des 10 km de ski de fond.

A chaque erreur, les biathlètes auront un tour de 150 m de pénalité à effectuer, soit un surcroît de temps d'environ 25 secondes...
Pour Coline Mattel aussi, difficile d'envisager la victoire. En revanche, elle peut raisonnablement rêver de monter sur le podium, derrière la Japonaise Sara Takanashi, victorieuse de 10 des 13 étapes de la Coupe du monde depuis le début de l'hiver.

Rentrer dans l'histoire

Takanashi dispose d'une belle occasion de rentrer dans l'histoire en devenant la première championne olympique de saut à skis féminin. Pour cette discipline, le concours de mardi marque une étape importe. Dans les années qui avaient précédé les Jeux de Vancouver, en 2010, la bataille juridique avait été jusqu'à la Cour suprême du Canada, le CIO refusant à deux reprises d'inclure le saut à skis féminin au programme olympique, estimant la discipline pas assez concurrentielle.

Au-delà du concours olympique, les concurrentes ont d'ailleurs trouvé un autre défi, à la hauteur de leur courage : elles entendent, comme les hommes, pouvoir se mesurer sur le grand tremplin (120 m), et plus uniquement sur le tremplin normal (90 m).

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par La rédaction numérique de RTL
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