Dopage - Rémy Di Grégorio : "Je ne me suis jamais dopé"

"Je peux vous affirmer que je ne me suis jamais dopé, sauf si on m'a trompé". Rémy Di Grégorio, arrêté mardi lors de la première journée de repos du Tour de France 2012 et bientôt mis en examen pour détention de matériel prohibé, conteste les accusations de dopage et affirme pour "continuer à se regarder dans une glace". Transféré jeudi jeudi matin au tribunal de grande instance (TGI) de Marseille après avoir passé près de 48 heures en garde à vue, le coureur de 26 ans de la formation Cofidis clame donc son innocence.

>
Ecoutez la première déclaration de Rémy Di Grégorio jeudi à la sortie de sa garde à vue Crédit : Jean-Louis Pacull

"Je peux me regarder dans une glace"

"La seule obligation judiciaire que j'ai, c'est de me présenter devant le juge", a expliqué Rémy Di Grégorio à l'issue de sa garde à vue jeudi.

Le grimpeur de la formation Cofidis afirmme ne jamais avoir eun recours à des produits dopants et estime qu'il "peut encore se regarder dans une glace". Et la suite de sa carrière ? Di Grégorio ne semble pas plus inquiet que cela, déclarant qu'il avait "tout l'avenir" devant lui.

Kit d'injection de glucose


Le coureur de l'équipe Cofidis devrait être mis en examen jeudi à Marseille pour détention de matériel prohibé, tout comme son "naturopathe" qui a admis aux enquêteurs lui avoir fait des transfusions sanguines, selon le parquet.

Rémy Di Grégorio, qui a été transféré jeudi matin au tribunal de grande instance (TGI) après avoir passé près de 48 heures en garde à vue, devrait être mis en examen en début d'après-midi à Marseille pour "détention d'un procédé médical interdit sans justification médicale".  Le procédé en question est un "kit d'injection de glucose", que le coureur a apporté au cabinet d'un naturopathe de 75 ans, dont le cabinet se trouve à Marseille, qui a pratiqué l'injection.

La détention, sans justification, d'un tel kit est passible d'un an d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende, a précisé le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, lors d'une conférence de presse, en précisant que le parquet avait requis le contrôle judiciaire de Rémy Di Grégorio.

"Le coureur nie, ce qui factuellement n'est pas faux"

"Le coureur nie tout usage de produit dopant, ce qui factuellement n'est pas faux", a affirmé M. Dallest, qui a précisé que cette affaire, qui a débuté il y a un an "sur dénonciation" et s'est enrichie "d'écoutes téléphoniques", en est à ses "prémices".


Le naturopathe a quant à lui admis aux gendarmes avoir pratiqué des injections au coureur: "deux injections directes d'ozone, une troisième de sang prélevé puis enrichi d'ozone et réinjecté, une quatrième de glucose", a précisé le procureur.

 Au vu des premiers éléments, Rémy Di Grégorio a subi ces injections au cabinet du naturopathe, "entre fin mai et fin juin", avant le début du Tour de France cycliste, a précisé le vice-procureur en charge des questions de santé publique au TGI, Ludovic Leclerc.

Rémy Di Gregorio était déjà dans le collimateur de la justice lorsque l'information judiciaire contre X a été ouverte le 28 juin 2011, mais "aucun élément probant" n'avait pu sortir de cette première phase. L'enquête, qui n'avait pas été close, a été "réactivée au printemps". Ces éléments ont abouti à l'interpellation, mardi, du coureur, du naturopathe et d'un "proche" de Di Grégorio, "qui venait lui livrer à Bourg-en-Bresse des produits, venant de Marseille".

Dans la voiture de cet homme, qui a été remis en liberté mercredi, se trouvaient des "produits licites - vitamines, compléments alimentaires, kits de transfusion sanguine - et d'autres produits à analyser: des fioles, des ampoules, dont on ne connaît pas la nature". 

"Bon train de vie"
 
"Ces produits trouvés dans le véhicule n'étaient pas fournis par le naturopathe, ils appartenaient au coureur", qui les avaient vraisemblablement achetés sur internet, a précisé le colonel Jacques Diacono, patron de la section de recherches de la gendarmerie, en charge de l'enquête.

Le naturopathe, qui par ailleurs menait "bon train de vie" et au domicile duquel ont été saisis "26.000 euros en liquide", devrait être mis en examen pour "administration à un sportif de substance ou procédé interdit", ce qui est puni de 5 ans d'emprisonnement. "On retient également contre lui le chef d'exercice illégal de la médecine, en récidive", cet homme ayant déjà été condamné en 2008 pour des faits similaires.

En revanche, a souligné le procureur, "nous éliminons le caractère aggravant de bande organisée", initialement visé par l'information judiciaire qui soupçonnait un trafic, car les enquêteurs n'ont "pas d'éléments qui démontrent une organisation structurée", évoquant des "pratiques isolées".

En l'état de l'enquête, "des zones d'ombre subsistent", a ajouté le colonel Diacono, qui a précisé que le médecin-expert, qui avait pratiqué des prélèvements sanguins sur le coureur à des fins d'analyses, avait pointé des "incohérences" dans les propos des deux mis en cause. 

Tour de France 2012 : les classements



Les classements complets :

Bouton classement Tour de France

Le parcours du Tour de France 2012 en vidéo :



Cliquez sur la carte pour l'agrandir :


Tour de France 2012 : le parcours officiel

LE DOSSIER COMPLET DE LA REDACTION DE RTL.FR :

Bandeau dossier tour de France

par La rédaction numérique de RTL
Suivez La rédaction numérique de RTL sur :
VOUS AIMEREZ AUSSI
Commentaires Avec Bell & Ross

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous