Basket : les Bleus de la NBA font une pige en France

Le lock-out en NBA, qui paralyse la ligue de basket nord-américaine, amène les stars du basket français à rejoindre les Championnats nationaux, Tony Parker étant le dernier en date. Le meneur des Bleus - qui a rejoint l'ASVEL dont il est actionnaire - imite ainsi certains de ses coéquipiers de l'équipe de France évoluant en NBA, comme Nicolas Batum (Portland TrailBlazers), qui joue pour le SLUC Nancy, Champion de France en titre, et Boris Diaw (Charlotte Bobcats,) qui s'est engagé avec les JSA Bordeaux, en Pro B, dont il est actionnaire et Président.

Bonne nouvelle

Le capitaine de l'équipe de France, Boris Diaw, est le premier à avoir fait ses débuts sur les parquets français. Lors de la première journée de Pro B, vendredi dernier, il a cumulé neuf points, sept rebonds, trois passes décisives et un contre en 27 minutes lors de la victoire de Bordeaux face à Denain (79-78), effectuant notamment un contre décisif dans les dernières secondes de la rencontre.
   
Deux jours plus tard, Nicolas Batum a remporté avec Nancy le "match des champions" face à Chalon-sur-Saône (89-83). Avec 22 points, neuf rebonds, quatre passes décisives et deux interceptions, l'ailier des Bleus a été désigné meilleur joueur du match et a confirmé qu'il sera l'une des attractions de la Pro A.
   
Ces retours des stars du basket français dans le championnat de France sont une bonne nouvelle, mais Batum, Diaw ou Parker devront repartir aux États-Unis dès que sera réglé le conflit qui oppose les propriétaires des franchises de la NBA au syndicat des joueurs et qui porte sur la répartition des revenus générés par la ligue nord-américaine.

CDD

Les clubs français les accueillent donc pour une période indéterminée, qui pourrait durer quelques semaines, quelques mois ou la saison entière. Et même s'il existe une incertitude sur la durée de la disponibilité de leur nouveau joueur, les entraîneurs concernés estiment que c'est un risque à prendre.
   
"On assume très bien le fait d'avoir signé Nicolas (Batum) et on bénéficie déjà de sa présence. Il a un apport non négligeable sur le plan sportif, mais aussi hors basket en termes de retombées financières et médiatiques", dit Jean-Luc Monschau, l'entraîneur de Nancy.
   
"L'arrivée de Boris (Diaw) à Bordeaux, c'est énorme pour le club, pour la ville, pour la Pro B et pour le basket français dans son ensemble. C'est une très grosse valeur ajoutée de l'avoir", estime, pour sa part, Claude Bergeaud, l'entraîneur bordelais.
   
Stabilité

Le potentiel de l'ASVEL, Bordeaux et Nancy fait un bond considérable avec l'apport de Tony Parker, Boris Diaw et Nicolas Batum. Ces trois clubs espèrent garder leur nouveau joueur aussi longtemps que possible et ne verraient pas d'un mauvais oeil un blocage des négociations outre-Atlantique.
   
"Il est clair qu'on va être heureux si on peut garder Nicolas un petit moment. C'est vrai qu'on est un peu égoïste et qu'on aimerait bien qu'il reste", reconnaît Jean-Luc Monschau.

Pour Nancy, seul représentant tricolore en Euroleague, l'objectif principal est d'atteindre le Top 16 de la compétition. Aucune équipe française n'est parvenue à se qualifier pour le deuxième tour de la plus prestigieuse des coupes d'Europe depuis Pau-Orthez en 2007.
   
Avec Batum dans l'effectif, ce but semble à portée de main. Et avoir la meilleure équipe possible, y compris si la nouvelle recrue doit partir après quelques matchs seulement, a en tout cas pris le pas sur la recherche de stabilité.
   
Visibilité grandissante

"Le but de tout entraîneur, c'est d'avoir le meilleur potentiel pour gagner le prochain match. Il y avait une équipe avant son arrivée et il y aura une équipe après son départ. Ce n'est pas rare qu'on soit obligé de remplacer un joueur en cours de saison. On saura faire face", soutient Jean-Luc Monschau.
   
Même discours chez Claude Bergeaud qui rappelle avoir effectué toute une préparation sans savoir que Boris Diaw ferait partie de ses joueurs. "Nous avons composé l'équipe sans lui, organisé notre jeu sans lui, et ça continuera quand il partira. On reprendra le cours normal des choses", explique-t-il.
   
L'ensemble du basket tricolore devrait donc profiter du retour des joueurs français de NBA, ce qui ravit l'entraîneur des Bleus, Vincent Collet. "C'est bien pour la visibilité. On se plaint souvent d'être un parent pauvre médiatique, donc c'est une bonne chose". 

NBA France



par La rédaction numérique de RTL
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Commentaires Avec Bell & Ross

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