Le Grand Quiz des histoires de France

Laurent Boyer

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Dimanche 24 juin Château de Gilly en Côte d'Or et les questions du jour

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Le Grand Quiz des histoires de France du 24 juin 2012

Dans l’expression « pendre la crémaillère  » qu’est-ce que la crémaillère ? Une marmite  ou une pièce de fer dentée ?
La crémaillère  est une pièce de fer dentée. Le mot crémaillère vient d’un mot grec signifiant « suspendre ». La crémaillère est  une invention celte :  il s’agit d’une  double pièce de fer plat, comme un tige métallique munie de dents permettant de suspendre le chaudron et de le faire monter et descendre selon que l’on voulait qu’il soit proche ou éloigné du foyer. Le crochet, quant à lui, se nommait le « crémaillon. ». C’était un équipement capital,  et généralement la dernière chose installée dans la maison et ce qui permettait d’y vivre puisque cela permettait d’y préparer un repas. D’où la tradition de la pendaison de crémaillère. En anglais cette  même fête porte le nom de housewarming, c'est-à-dire littéralement : « chauffage de maison ». La tradition voulait que lorsqu’une maison était inaugurée, chaque invité apporte un peu de bois pour lancer le premier feu dans la cheminée, pour la chauffer et en chasser les mauvais esprits !

Deux jours après l’armistice signée avec l’Allemagne, avec quel pays la France signe-t-elle un armistice le 24 juin 1940 ?
L’Italie bien sûr. Mussolini avait déclaré la guerre à la France le 10 juin. Autant dire qu’il ne prenait pas de risques, le sort de la France dans son combat contre l’Allemagne, étant alors largement réglé. Cela n’empêchera pas l’armée française des Alpes de résister aux attaques italiennes alors que l’armée transalpine est presque deux fois plus nombreuse sur ce front. En fait à la signature de l’armistice, l’armée italienne n’a remporté aucune victoire sur l’armée française. Cette situation permettra de limiter les appétits du Duce. Mussolini voulait obtenir la marine et l’aviation française, occupé le pays jusqu’au Rhône, annexer Nice, la Savoie, la Corse, la Tunisie, la côte française des Somalis, Alger, Oran et Casablanca. Mais comme ils n’ont pas été vaincus par les Italiens, les Français protestent et obtiennent gain de cause. Ce sont les Allemands qui ont calmé les Italiens. Ils ne voulaient pas que leurs prétentions démesurées entrainent un sursaut français qui compromette la signature de l’armistice. Finalement la zone d’occupation italienne se limitera à environ 800 km² autour de Menton.

Les joueurs de football Ukrainiens Trusevitch, Klimenko et Kuzmenko ont été fusillés d’une balle dans la tête : parce qu’ils avaient perdu un match particulier, ou parce qu’ils avaient gagné un match particulier ?
Parce qu’ils avaient gagné. Le 9 Août 1942, une sélection de l’Allemagne nazie, la « Flakelf », décide de prendre sa revanche sur le « FC Stuart », une sélection composée essentiellement d’anciens joueurs du Dynamo de Kiev, invaincue dans ses 8 matches précédents de cet été 1942. Pour démontrer la suprématie de la race aryenne et rétablir leur autorité d’occupants, les allemands font donc sortir ces joueurs sous-alimentés de leur camp de prisonniers, et décident de rejouer un match contre ce « FC Stuart », L’arbitre, un officier SS, exigea des joueurs Ukrainiens qu’ils saluent leurs adversaires d’un salut nazi. A la mi-temps, malgré l’ouverture du score par les nazis, les ukrainiens mènent. Dans les vestiaires, le patron ukrainien de la ligue, accompagné d’un dirigeant nazi, vient expressément leur demander de « laisser filer le match » en seconde mi-temps, la victoire des nazis étant impérative.  Mais les joueurs ukrainiens de l’entendent pas de cette oreille. Ils préférèrent jouer et défendre l’honneur de leur maillot rouge et la fierté de leur pays occupé. Ils  vont donc choisir de gagner ce match, même au péril de leur vie. Le score final : 5 - 3 pour les ukrainiens. Cela aurait pu faire davantage : car dans les dernières minutes de jeu,  un des ukrainiens dribla tous les allemands, y compris leur gardien. Et lorsqu’il se retrouva seul devant le but vide, il se retourna finalement, et tapa dans le ballon de toutes ses forces dans la direction opposée, ultime signe de supériorité et de liberté. Un geste humiliant qui amena l’arbitre SS à siffler la fin du match avant même la fin de temps réglementaire, fou de rage. 10 jours après cette victoire, tous les anciens joueurs du Dynamo furent arrêtés par la Gestapo. Korotkykh mourut sous la torture, tandis que tous les autres furent envoyés en camp de travail. C’est là que Trusevitch, Klimenko et Kuzmenko furent exécutés d’une balle dans la tête, en février 43. Ils ont donc  vraiment été exécutés parce qu’ils ont gagné ce match d’après les russes, et Non d’après l’enquête allemande menée en 2005, qui se conclut par un verdict de « manque de preuves ». Officiellement, les joueurs du Dynamo ont été arrêtés en tant que communistes, membres du NKVD, la police secrète soviétique. Mais il faut savoir qu’à Kiev ou à Moscou, le Dynamo est par définition l’équipe du ministère de l’intérieur et de la police secrète. Par opposition au Spartak, qui est l’équipe des commerçants, à laquelle la population généralement s’identifie plus volontiers. Donc on peut penser que ce fut là un prétexte, pour leur faire payer cher l’humiliation de ce match perdu. Pour comprendre à quel point les équipes de football étaient alors politisées, il faut savoir que les trois joueurs Trusevitch, Klimenko et Kuzmenko faisaient déjà partie de la sélection ukrainienne qui avait joué en France à Saint-Ouen, 8 ans plus tôt, en Aout 1935. Ils avaient alors joué contre les « bourgeois du Red Star », rebaptisés ainsi, car faisant partie d’un championnat capitaliste !



L’expression « tirer à boulets rouges » vient des boulets de canons que l’on passait au feu avant de les tirer  ou cela désignait le fait de tirer avec tout ce que l’on avait sous la main,  y compris les boulets rougis par la rouille ?  
L’expression « tirer à boulets rouges » signifie attaquer quelqu’un ou quelque chose en termes violents, faire pleuvoir sur quelqu’un une pluie d’injures ou de reproches. Mais jusqu’à la fin du 18 ème, cela voulait dire faire chauffer les boulets en fonte de fer pour les porter au rouge. En effet, lorsque l’on tirait sur un bateau on l’endommageait bien sûr, mais en  atteignant la coque avec un boulet rougi au feu, on avait une petite chance de mettre le feu au bateau.  On utilisait des boulets plus petits que les boulets habituels, pour tenir compte de la dilatation entrainée par le chauffage. En réalité, la pratique du tir à boulets rouges était intéressante pour les pièces de canons disposées à terre ; mais à bord des bateaux elle était dangereuse: on courait le risque de mettre le feu au bateau, et puis chauffer les boulets prenait du temps (autour de 8 minutes par boulet) ce qui mobilisait un canon ! D’ailleurs, la première consigne en cas de branle-bas de combat était l’extinction immédiate de tout feu dans la cuisine du bateau ; voilà pourquoi  rares sont les exemples de bateaux tirant à boulets rouges 


Quelle célèbre formule Mac-Mahon aurait-il prononcée lors de la guerre de Crimée en 1855 ? : « Qui m'aime me suive »  ou  -« J'y suis, j'y reste » ?
 « J’y suis, j’y reste ! » Il a prononcé cette phrase lors du siège de Sébastopol, en réponse à un général anglais qui s'inquiétait de savoir si Mac-Mahon pourrait tenir la tour de Malakoff, dont il s'était rendu maître. Mac Mahon était un spécialiste des formules à l’emporte-pièce : c’est lui aussi qui ne trouva rien de mieux à dire  devant le triste spectacle de l’inondation de la Garonne : « que d’eau que d’eau ». Et « La Typhoïde, on en meurt ou on en reste idiot... je le sais, je l’ai eue ». Quant à : « Qui m'aime me suive"  la phrase a été dite par le roi de France  Philippe VI de Valois en 1328.  Le tout nouveau roi  (il vient d’être sacré le 29 mai 1328) est appelé au secours   par Louis de Nevers, Comte de Flandres, incapable de venir à bout tout seul de ses sujets révoltés. Le roi Philippe VI répond avec enthousiasme à cet appel mais  ses barons   rechignent  à entrer en campagne  craignant de se retrouver sous les armes pendant l'hiver. Le connétable, Gautier de Châtillon, leur fit honte: «Qui a bon cœur trouve toujours bon temps pour la bataille."  pour cette bonne parole Philippe VI embrassa son connétable et claironna: "Qui m'aime me suive!"  Il fut bien suivi, entra en Flandre le 20 août et massacra les rebelles flamands à Cassel. 


Henri IV voulait partir à la tête d’une armée récupérée une jeune femme, quand il a été assassiné : Vrai ou Faux ?
C’est vrai, il s’agit de Charlotte-Marguerite de Montmorency, qui était retenue à Bruxelles. Le Vert-Galant avait des vues sur cette jeune princesse depuis l’année précédente. Elle avait 14 ans et devait se marier. Le roi fait alors annuler ce mariage pour la faire épouser par un de ses proches, Henri II de Bourbon. Mais le mari tombe amoureux de sa femme et n’entend pas la laisser au roi de France. C’est ainsi qu’il la fait garder à Bruxelles, sur le territoire de l’archiduc Albert de Habsbourg. Henri IV veut retrouver sa dulcinée et au mois de mai 1610, il décide de partir avec une armée soutenir des princes protestants contre l’empereur, avec derrière la tête l’idée de faire un petit crochet par Bruxelles où l’attend la jeune Charlotte-Marguerite. Mais juste avant de partir, le roi est assassiné par Ravaillac. Et d’après l’historien Jean-Christian Petitfils, il est possible que son assassinat, ait été projeté par l’archiduc Albert, pour empêcher le roi d’envahir ses terres pour une femme mariée. Il semble très probable que Ravaillac ait été poussé au crime par des Flamands. Le roi serait mort à cause d’une histoire d’amour. 

Sous l’Occupation,  la plupart des statues confisquées par les nazis  furent emportées  en Allemagne ou  fondues pour leur métal ? 
La plupart des statues confisquées furent fondues  pour leur métal. Cela s’est pratiqué dans d’autres villes de France mais dans notre capitale, d’après George Poisson qui a  consacré un livre à ce sujet, (Le sort des statues de bronze parisiennes sous l’occupation allemande),   76 statues de bronze et monuments commémoratifs (sur 137) disparurent ou furent mutilées durant l’occupation  : certains par vindicte, d’autres pour leur métal. Parmi celles qui furent détruites par vindicte : celle de Gambetta installée dans les Tuileries et commémorant la guerre de 70. Il y avait une statue du chansonnier Bérenger dans le square du Temple. On va la faire fondre pour alimenter l’atelier du sculpteur allemand Arno Brecker qui en avait besoin pour son grand monument à la victoire du Troisième Reich. Au fonds du salon Casimir Perrier,  à l’Assemblée nationale, se trouve un bas-relief en bronze représentant l’acte fondateur du parlementarisme français, quand Mirabeau s’opposa le 23 juin 1789 au marquis de Dreux Brézé en déclarant : « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes » et bien ce bronze de  Jules Dalou commandé pour le premier centenaire de la Révolution française   et fondu en un seul bloc de quatre tonnes, les nazis voulurent le récupérer pour le faire fondre, mais ils se sont rendus compte que tout l’édifice auquel il était adossé risquait de s’effondrer. 



Quel pays élimine la France en demi-finale de la Coupe du monde de football le 24 juin 1958 ?
Le Brésil qui sur le score de 5 à 2 arrêtait ce qui semblait être la première grande épopée de l’équipe de France avec une réelle chance de gagner pour la première fois une coupe du monde. C’est la légendaire équipe dans laquelle jouait Kopa, Piantoni, Wisnieski, et surtout Just Fontaine qui établissait le record de buts marqués en une seule coupe du Monde, 13 en 6 matchs, record toujours invaincu. Le problème c’est que cette année-là, le Brésil, qui était déjà une équipe très forte, incorporait un jeune joueur de 17 ans, Edson Arantes Do Nascimento dit Pelé.Durant cette demi-finale, l’insaisissable Pelé marquera à lui tout seul 3 buts. Il en marquera de nouveau 2 en finale contre la Suède, finale que le Brésil gagne également 5 à 2, remportant son premier titre mondial.










Qu’est-ce qui est promulgué le 24 juin 1793 : la première constitution de la République française ou le choix de la date du 14 juillet comme fête nationale 
C’est la Constitution de l’An I, première constitution française. Le 14 juillet n’est devenu la fête nationale que par une loi de 1880. Cette première constitution était en quelque sorte un complément à la déclaration des Droits de l’Homme. Elle avait été approuvée par référendum mais à la particularité de ne jamais avoir été appliquée. Et pour cause,  le 10 octobre suivant, en raison de la guerre, on entrait dans un régime d’exception qui était défini par cette phrase : « Le gouvernement provisoire de la France sera révolutionnaire jusqu’à la paix ». C’est ce que l’on a appelé la Terreur. Mais il était convenu qu’une fois la paix revenue, elle serait appliquée. Ce ne sera pas le cas mais elle gardera une influence sur les constitutions postérieures. Par exemple l’article premier affirmait que la République française est une et indivisible, ce que l’on trouve aussi dans le premier article de la constitution de 1958. On peut noter des différences bien sûr, par exemple sur l’exercice du droit de citoyen français. En 1793, il faut être un homme, avoir plus de 21 ans, ce qui est plus restrictif. Mais on pouvait aussi être citoyen français si on était étranger, pour cela il suffisait d’être domicilié en France depuis plus d’un an, y vivre de son travail, ou acquérir une propriété, ou se marier avec une française ou adopter un enfant ou s’occuper d’un vieillard. Ou alors autre condition pour un étranger pour devenir Français, « avoir bien mérité de l’humanité ». Il faut dire que le préambule de cette constitution est la déclaration des droits de l’homme qui affirme dans son article 1er que « Le but de la société est le bonheur commun ».


Quel jeune peintre espagnol fait sa première exposition parisienne, le 24 juin 1901 dans la galerie du marchand de tableaux Ambroise Vollard ?
Pablo Picasso qui a alors 19 ans et vient de débarquer de son Espagne natal. Ambroise Vollard était un vrai dénicheur de talents, il a révélé au public Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Matisse et donc Picasso. Pour cette première exposition parisienne, Picasso 64 tableaux très influencés par l’Impressionnisme. Picasso a exploré à peu près tous les styles de peintures avant d’être l’artiste emblématique de l’art moderne. On dit qu’à 12 ans il peignait déjà comme Raphaël. Quand on maîtrise son Art, il faut le réinventer et Picasso disait d’un tableau :" Un tableau était une somme d'additions. Chez moi, un tableau est une somme de destructions ". Amboise Vollard sera le premier marchand de Picasso. Picasso changera par la suite mais continuera à avoir des relations avec lui jusqu’à sa mort en 1939. Il réalise notamment dans les années 30, une série de 100 gravures intitulée la « Suite Vollard », dans lesquels on peut voir apparaître tous les thèmes et le style qui se retrouveront dans son chef d’œuvre « Guernica ».



Dans quel pays s’est déroulée la bataille de Solférino ?
En Italie
Bataille du 24 juin 1859 entre Les Français associés aux Sardes, contre les Autrichiens, en Lombardie. 330.000 soldats se sont affrontés sur le champ de bataille. On dit que c’est pour y avoir assisté que Henry Dunant créa la Croix Rouge.

De quel roi, Maria Leszczynska, décédée à Versailles le 24 juin 1768, était-elle la femme ?
De Louis XV
Elle avait eu 65 ans la veille. Fille du roi déchu de Pologne qui devient ensuite duc de Lorraine. Elle avait 7 ans de plus que Louis XV parce que, quand le mariage a été conclu, on cherchait une princesse pouvant rapidement donner des héritiers. Elle accompli parfaitement cette tâche ayant donné 10 enfants au roi.

Quelle ville européenne a subi un blocus de la part des Soviétique du 24 juin 1948 au  12 mai 1949 ?
Berlin
C’est une des premières crises de la Guerre Froide. Un pont aérien a été mis en place pour ravitailler la ville durant toute cette période. 




Le Château de Gilly, ancienne résidence des Pères Abbés de Cîteaux, est situé tout pres du célèbre Clos Vougeot, au coeur des Grands Crus de Bourgogne, entre Dijon et Beaune.

Cet hôtel de charme 4*, Symboles de France, en Bourgogne, n'a rien perdu de son authenticité des XIVe et XVIIe siècles, avec ses douves, son jardin à la française et sa salle à manger magnifiquement voûtée d'ogives. Une invitation au voyage dans le monde du vin et de la gastronomie.

Avec ses 48 chambres et appartements alliant sobriété et raffinement.
Son superbe restaurant, ancien cellier à croisée d'ogives, le Château Hôtel de Gilly en Bourgogne saura vous séduire par son architecture mais aussi sa gastronomie, ses spécialités du terroir et sa remarquable cave de plus de 30 000 bouteilles.

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