Redécouvrez les histoires de France en jouant !
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une émission présentée par :
Laurent Boyer
Le dimanche de 15h à 16h
Créé le 06/06/2012 à 08h59

Puy Du Fou 2012
Aujourd'hui les candidats jouent pour gagner un séjour au Puy du Fou qui fête ses 35 ans.
Ecouter, voir
10/06/2012 - 15h06
Le bonnet d’âne des mauvais élèves vient : d’une fable de Lafontaine ou : de la mythologie grecque ?
Le bonnet d’âne est un héritage de la mythologie grecque. Il est lié à une histoire de compétition musicale entre le satyre Marsyas et le dieu Apollon (un satyre appelé parfois également « Silène » est une créature mythologique mi-homme mi- cheval). Les paysans charmés par la lyre du satyre Marsyas, lui disent que même Apollon ne pourrait l’égaler. Le dieu propose donc un concours dont les arbitres seront des Muses et le roi Midas. Vaincu par la merveilleuse lyre divine, le malheureux Marsyas est écorché vif et pendu à un sapin et comme Apollon n’est pas content du tout que Midas ait parié sur la victoire du Satyre, il l’affuble de deux oreilles d’âne. Pour cacher sa honte, le roi se couvre la tête d’un bonnet. Mais il est bien obligé de confier ce secret à son coiffeur. Un secret bien trop lourd à porter. Le coiffeur creuse un trou dans la terre et lui confie ce secret ; mais bientôt, les roseaux poussent, et chuchotent au vent un secret qui finit par être connu de tous. Dans tout le royaume on répète : « Le roi Midas à des oreilles d’ânes ». Midas devint ainsi la risée de son peuple. Par la suite, l’âne va conserver quelque chose de cette image négative : la paresse, la mollesse, la désobéissance, l’obstination. Voilà comment les oreilles du roi Midas se sont transformées en bonnet d’âne qui couvre les têtes des cancres à l’école. Il y a une autre version qui prétend que l’âne étant reconnu comme un animal particulièrement intelligent, on pensait communiquer un peu de cette intelligence aux élèves qui en manquaient en leur mettant un bonnet d’âne !
L’expression « bas bleu » désigne : une femme de lettres ou une vieille fille ?
A l’origine l’expression « bas bleu », apparu au 19 è siècle désignait une femme de lettres, mais ce mot à pris avec le temps une connotation péjorative. On dit « bas bleu » comme Molière dirait « Femme savante ». Le mot est traduit de l'anglais « Blue stocking » et désignait au départ les habitués d'un salon littéraire présidé par une femme, Elisabeth Montagu (1720-1800), qui tenait ce salon chez elle avec certaines de ses amies. Les hommes étaient admis à leurs réunions, et parmi eux, paraît-il, un certain Benjamin Stillingfleet, qui, un jour, se présenta en bas bleus après que son hôtesse lui eut assuré que son salon était ouvert aux gens d'esprit, et non aux élégants. Du coup, le petit club s'appela par plaisanterie « le cercle des bas bleus », sans connotation péjorative. Mais en France le terme connut le même sort que celui de « précieuse » au XVIIe siècle pour devenir une critique. Il fut adopté par les conservateurs et les réactionnaires pour stigmatiser des femmes comme George Sand et en général toutes les femmes qui affichaient des prétentions littéraires ou intellectuelles. Flaubert en donne une définition sarcastique dans son Dictionnaire des idées reçues : « Bas-bleu : Terme de mépris pour désigner toute femme qui s'intéresse aux choses intellectuelles. Citer Molière à l'appui : “Quand la capacité de son esprit se hausse” etc. « quand la capacité de son esprit se hausse/ A connaitre un pourpoint d’avec un haut de chausse... » et Barbez d’Aurevilly sur le même sujet écrit : [..] les femmes qui écrivent ne sont plus des femmes. Ce sont des hommes, — du moins de prétention, — et manqués ! Ce sont des Bas-bleus. »
En 1887, la III ème République a : racheté l’ensemble des joyaux de la couronne de France ? Ou : a vendu l’ensemble des joyaux de la couronne de France ?
En 1887, L'Etat organisa la vente des Joyaux de la Couronne, un trésor pourtant inaliénable, privant la France d'un patrimoine national vertigineux, à la fois historique, artistique et financier. A l’époque, on a évoqué les nécessités financières mais en réalité, on avait frôlé de peu une restauration monarchique après la guerre de 7O et il s’agissait surtout de faire disparaitre un symbole de la Monarchie : la République livra donc aux marchands les 77 486 gemmes et perles de la collection. Ce trésor datait de 1530 ; il avait été constitué par François 1er, après sa captivité en Italie. Il avait alors été obligé de se défaire de ses plus belles pierres pour couvrir le montant de sa rançon; de plus, la défaite provoqua un désastre financier pour le royaume. Afin de se prémunir à l'avenir de ces désagréments, le roi choisit huit pièces de joaillerie parmi celles qui lui appartenaient et, par lettres patentes, décréta publiquement transmettre ce trésor inaliénable aux successeurs de la Couronne. Les bijoux avaient en effet une double valeur. Ils représentaient un signe extérieur de puissance et de richesse, permettant aux rois de France d'incarner dignement leur fonction. Mais ils constituaient également une réserve financière aisément monnayable. Les gemmes servaient ainsi à garantir les emprunts du royaume. Plus d'une fois, par la suite, les joyaux de la Couronne seront gagés dans ce but. Mais la vente demeurait interdite. Les joyaux n'étaient perdus que si le royaume ne pouvait rembourser son emprunt. Cette fameuse vente de 1887 fut très décevante. Elle n'atteint pas les montants qu'on pouvait en espérer. D’ailleurs, cette profusion soudaine de pierres précieuses fit baisser leur valeur. Les acheteurs furent principalement des bijoutiers, en particulier joailler américain Charles Lewis Tiffany qui repartit, entre autres, avec un des Mazarin légué par le cardinal à son filleul Louis XIV. Quelques pièces furent heureusement épargnées de la vente, dont le Régent D'autres gemmes furent confiés au Muséum d'Histoire naturelle comme le Grand Saphir que Louis XIV aimait agrafer à sa cravate et l'émeraude de la Sainte Couronne, dépecée en 1794. La Société des Amis du Louvre, créée 10 ans après cette vente (premier mécène privé du musée) tente régulièrement d'acquérir des pièces de l'ancienne collection. En septembre 2010 elle a fait l’acquisition du grand nœud de corsage de l'impératrice Eugénie, racheté aux Etats-Unis et composé de 2934 diamants
C’est en partie par besoin d’argent que Philippe Le Bel s’est attaqué aux Templiers. Vrai ou Faux ?
C’est vrai, Philippe Le Bel est un roi qui a couru après l’argent durant tout son règne et les Templiers n’ont pas été les premiers à en subir les dommages collatéraux. Philippe Le Bel est celui qui transforme le royaume de France en un état moderne avec une administration qui lui permet de contrôler cet état. Cela coûte cher et manque de chance, plusieurs années de mauvaises récoltes ne vont pas arranger les finances royales. Il s’y ajoute des guerres coûteuses, notamment en Flandres, et des campagnes contre l’éternel ennemi, l’Angleterre. Philippe sera un grand créateur d’impôts, de monnaies, rapidement dévaluées, qui lui vaudront le surnom de « faux monnayeur ». Il fait appel aux banquiers lombards, deux frères, Albizzo et Musciato Guidi Di Franzesi, surnommés « la biche » et « la mouche », qui auront d’énormes pouvoirs sur les finances du royaume. En échange des fortes sommes qu’ils prêtent au roi, ils obtiennent de collecter directement l’impôt, et ils s’enrichissent bien sûr. Les ancêtres des Fermiers Généraux en quelque sorte. Et Philippe Le Bel ne s’arrête pas là, car il n’arrive toujours pas à rétablir les finances publiques. Il fait payer l’église, ce qui lui vaut de sérieux ennuis avec le pape. En 1302, il convoque une assemblée des trois ordres pour obtenir de nouveaux impôts. Là il crée les Etats Généraux. En juin 1306, il fait expulser du jour au lendemain 100.000 juifs de France, afin de saisir tous leurs biens et toutes leurs créances. On leur permet quand même de racheter leurs livres de prières. Et donc toujours à court d’argent c’est l’année suivante que Philippe Le Bel s’attaque aux Templiers. Les historiens pensent que ce n’est pas la raison principale pour laquelle il s’est attaqué au Temple, mais il a quand même cédé les biens du Temple aux Hospitaliers pour 200.000 livres et a obtenu la jouissance de ces biens durant 5 ans.
Composée par un français, l’Internationale est chantée dans notre langue dans la plupart des pays du monde ? Vrai ou faux ?
C’est faux ! En fait, l’internationale a été traduite dans une quarantaine de langues, dont le Zoulou figurez-vous ! A l’origine, l’Internationale était une parodie de la Marseillaise et devait être chantée sur la Musique de la Marseillaise. L’auteur est un certain Eugène Potier, communard condamné à mort par contumace qui avait dû fuir la France pour l’Angleterre. Rentré en France en 1887 après l’amnistie, il publie un recueil de poèmes contenant l’Internationale. En 1888, le poème devient chant : il est alors interprété par une chorale d’ouvriers lillois « La Lyre des travailleurs » et a été mis en musique par un certain Pierre Degeyter ouvrier lillois qui dirige la chorale. C’est le dimanche 23 juillet 1888, lors d’une sortie organisée par le syndicat des marchands de journaux, que la lyre des travailleurs aurait chanté l’Internationale pour la toute première fois en public. Par la suite, elle va être adoptée et chantée dans la plupart des gouvernements socialistes et révolutionnaires. Au point que lorsque débute la première guerre mondiale, toute l’Europe socialiste chante l’Internationale. En 1919, année de la naissance du Kominterm, on la choisit pour unir le mouvement révolutionnaire mondial. Il y a eu une histoire assez sordide de droits d’auteurs autour de ‘l’internationale. Lorsque l’Internationale devient un vrai tube, l’auteur de la musique Pierre Degeyter, qui a alors quitté Lille et se trouve au chômage, a la surprise de découvrir sa partition signée de la main de son petit frère Adolph. Quand un éditeur a voulu acheter l’œuvre, il a suffi d’un trait de plume et l’auteur est devenu Adolph et non Pierre. Cela dit, Adolph n’a pas fait cela pour s’enrichir puisqu’il a donné les droits au parti ouvrier. Pierre Degeyter va tout de même intenter un procès à ses anciens camarades de la lyre qui tous vont témoigner sous serment que c’est Adolph qui a composé l’Internationale. On en est la quand survient la guerre. En 1916, Adolph avoue la supercherie dans une lettre puis se suicide. Le vrai compositeur est alors rétabli dans ses droits… qu’il abandonne aussitôt à la SFIO ! Il mourra glorieux mais pauvre.
Dans quelle activité Hitler a-t-il échoué avant de se tourner vers la politique : La médecine ou la peinture ?
La peinture, Hitler voulait devenir artiste peintre, pour suivre la volonté de sa mère. Rapidement le petit Adolf était sorti du système scolaire, renvoyé de nombreux établissements pour indiscipline et amoralité. Sa mère l’inscrit alors dans une école de dessin à Munich. Hitler aura une véritable adoration pour sa mère. Et une véritable haine pour son père. Il faut dire que le passif familial est assez lourd. Officiellement le père et la mère d’Hitler son cousin germain mais ils sont plus probablement oncle et nièce. Ce n’est d’ailleurs pas un cas isolé dans cette famille ce qui entraine certaines tares congénitales. Ce ne sera pas étranger à la politique eugéniste du dictateur. En 1940, il fera même exécuter une cousine schizophrène avec près de 20.000 handicapés mentaux. Et la haine qu’il voua à son père qui le battait, se traduira par la transformation, en 1938, du village natal d’Alois Hitler, en champ de tir.
Sous quel pseudonyme est plus connu Jean Bruller, auteur du « Silence de la mer » : Rol Tanguy ou Vercors
Vercors, nom qu’il a pris dans la Résistance au début de la Guerre. Avant la guerre, il est illustrateur, publiant dans des revues des petites bandes dessinées. En 1939, il est mobilisé près de Saint-Roman au pied du massif du Vercors, d’où son nom de résistant. En 1941 avec Pierre de Lescure, il fonde une maison d’édition clandestine, dont il dessine le logo, une étoile : les Editions de Minuit. Le 20 février 1942, est publié la première nouvelle de cette maison d’édition particulière, « Le Silence de la Mer », qui devient un véritable hymne à la Résistance. Quand le manuscrit parvient à Londres, le général de Gaulle ordonne qu’il soit immédiatement réédité pour qu’il soit diffusé. Après la guerre Vercors fait partie du Comité d’épuration de l’édition mais il en démissionne rapidement car il n’y voit aucune justice. Profondément pacifiste, il signera en 1960 le Manifeste des 121, qui prône le droit à l’insoumission dans la Guerre d’Algérie. Il a également refusé la légion d’honneur. Vercors nous a quittés le 10 juin 1991.
Qu’est-ce que l’opération Fortitude : le débarquement de Provence ou La ruse faisant croire à un débarquement dans le Pas-de-Calais ?
Il s’agit de la ruse visant à faire croire à un débarquement dans le Pas-de-Calais, le débarquement de Provence était l’opération Anvil Dragoon, et le débarquement en Normandie, l’opération Overlord. Fortitude a parfaitement rempli son rôle, intoxiquer les Allemands mais pour cela il a fallu employer d’énormes moyens. Des milliers de chars et d’avions gonflables sont déployés sur le sud-est de l’Angleterre, face aux côtes du Pas-de-Calais, le tracé le plus évident pour un débarquement, car le plus court. Des véhicules de ravitaillement, sillonnaient cette zone en permanence, pour que les avions allemands rendent compte d’une activité importante dans cette zone. La radio alliée est en plus saturée de messages faisant croire à des manœuvres de ces divisions fantômes. Mais encore plus malin, les Alliés sont arrivés à faire croire aux Allemands que le débarquement en Normandie le 6 juin, n’était qu’une opération de diversion, afin de retarder des renforts allemands en Normandie. Enfin les Alliés ont eu une aide inattendue, la météo. Les météorologues allemands n’avaient annoncé que du mauvais temps pour ces premiers jours de juin 44, rendant impossible tout débarquement, alors que les météorologues britanniques ont décelé une accalmie, vers le 5, 6 juin. L’ensemble des opérations d’intoxication pour toutes les opérations militaire alliées dont Fortitude était une composante, étaient concoctées par le London Controlling Section et avait été baptisé opération Bodyguard.
Comment le caporal Sellier s’est-il distingué pendant la guerre de 14/18 : fut-il : la première victime de la guerre ou : le premier clairon à sonner le cessez le feu?
Il ne fut pas la première victime de la guerre car la première victime de la guerre de 14 était un certain caporal Peugeot. Donc, le caporal Sellier sonna l’armistice.
Le caporal-clairon Pierre Sellier, du 171ème R.I., originaire de Beaucourt (près de Belfort) sonna au clairon le premier cessez le feu de la guerre dès le 7 novembre 1918 à 20h30, à la Pierre d’ Haudroy, lieu situé près de La Capelle dans l'Aisne. 4 jours plus tard, le 11 novembre 1918 à 5 heures, l’armistice sera signé à Rethondes. Au lieu du premier cessez le feu, on a élevé un monument en granit des Vosges inauguré le 5 novembre 1925. Depuis cette date jusqu’à sa mort en 1949, le clairon Sellier sonnera sur place chaque année le « cessez-le-feu » en commémoration. Entre temps, il travailla chez Japy à Beaucourt, puis chez Peugeot à Sochaux. Les américains lui ont proposé de faire une grande tournée aux Etats Unis pour y reproduire la sonnerie historique, mais il refusa. A défaut, ils lui proposèrent de racheter son clairon. Il refusa aussi et préféra l’offrir aux Invalides où vous pouvez aller le voir.
En 1942, l’USS Lafayette terminait sa carrière au Pier 88 de New York. Sous quel nom ce navire était-il plus connu ? Le paquebot Normandie ou Le Nautilus
C’est le paquebot Normandie qui a terminé dans un tragique incendie alors que l’on transformait celui qui était considéré comme le plus beau paquebot du monde, en transport de troupe. Le Normandie avait été réquisitionné l’année précédente en vertu du droit d’angarie, c'est-à-dire la possibilité pour un pays de saisir toute propriété en temps de guerre, pouvant servir à l’effort de guerre. Les gardes côtes s’étaient rendus maîtres du navire voulant empêcher toutes possibilités de sabotage de l’équipage français. Il ne faut pas oublié qu’à ce moment-là, en 1941, l’Etat français du maréchal Pétain collabore avec l’Allemagne. Mais les officiers obtiennent que ne soit pas baisser le pavillon français. D’ailleurs ce n’est pas par hasard que le Normandie est rebaptisé début 1942, USS La Fayette, du nom du général français si cher au cœur des Américains. On décide alors de le transformer en transport de troupes, mais il a été question un temps de le transformer en porte-avion, ce qui était plus compliqué. De toute façon il ne sera ni l’un ni l’autre puisque au cours des travaux un incendie détruit le fleuron de la Transat. 20 ans plus en tard en 1962, un nouveau navire de la Transat viendra occuper le Pier 88 de New York. Il s’agit du Paquebot France inauguré cette année et dont on fête actuellement les 50 ans.
Avec quel roi Marie-Thérèse d’Autriche se marie-t-elle le 9 juin 1660 ?
Louis XIV
Mariage qui se déroule à Saint Jean de Luz, suivant une des clauses du traité des Pyrénées élaboré par le cardinal Mazarin.
Qui prend le pouvoir par le coup d’état du 18 brumaire an VIII ?
Napoléon Bonaparte
9 novembre 1799. C’est la fin du Directoire et de la Révolution française. Napoléon devient le premier Consul, l’étape suivante sera l’Empire.
Quel nom a-t-on donné au jeudi 24 octobre 1929 ?
Le jeudi noir
C’est le jour du krach de Wall Street qui provoquera la crise qui mènera le monde à la Seconde Guerre Mondiale.
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