Retrouvez ici les invités de Jérôme Chapuis dans le Grand Jury.
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une émission présentée par :
Jérôme Chapuis
Le dimanche de 18h30 à 19h30
Créé le 07/10/2012 à 18h51
Alain Juppé invité du Grand Jury / RTL / Frédéric Bukajlo / Abacapress
Il a fondé l’UMP il y a dix ans. La verra-t-il se déchirer ? Alain Juppé craint un choc frontal entre François Fillon et Jean-François Copé. Jusqu’à présent, il observe le duel avec une distance prudente. Va-t-il prendre parti ? L’ombre de Nicolas Sarkozy plane sur la compétition. Croit-il au retour de l’ancien président ? Alain Juppé a livré son analyse sur les crises du monde arabe. Quelles solutions pour ramener la paix en Syrie ? Avec le recul, comment juge-t-il les fruits de l’intervention française en Libye, alors qu’il était ministre des affaires étrangères ? Avec Alain Juppé nous avons aussi parlé des grandes orientations économiques dévoilées ces jours-ci par le gouvernement. Faut-il un choc de compétitivité ? La réduction des déficits menace-t-elle la croissance ? L'ex-Premier ministre répondait aux questions de Jérôme Chapuis (RTL), Alexis Brézet (Le Figaro) et Eric Revel (LCI).
Ecouter, voir
Jérôme Chapuis | 07/10/2012 - 19h03
Jérôme Chapuis | 07/10/2012 - 18h48
Jérôme Chapuis | 07/10/2012 - 18h50
Jérôme Chapuis | 07/10/2012 - 18h51
Jérôme Chapuis | 07/10/2012 - 19h03
Jérôme Chapuis | 07/10/2012 - 19h33
Jérôme Chapuis | 07/10/2012 - 19h34
Jérôme Chapuis | 07/10/2012 - 19h36
Jérôme Chapuis | 08/10/2012 - 17h46
L'émission en vidéo du 7 octobre 2012
Présidence de l'UMP : adepte du "ni, ni" ?
L'ancien Premier ministre a prévenu qu'il ne prendrait pas position dans la compétition opposant François Fillon et Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP si son choix venait à compromettre "les chances de rassemblement" du parti au lendemain du scrutin interne de novembre. "Je ne sais pas si je prendrai position, je vais voir quelle est la tournure de la fin de campagne", a-t-il déclaré.
"Je ne me laisse pas commander par l'actualité médiatique, je me prononcerai le moment où j'aurai choisi de me prononcer. Si je me prononce", a-t-il poursuivi. "Si je pense que la meilleure façon de préserver les chances de rassemblement de l'UMP au lendemain de l'élection c'est de ne pas prendre position, je ne prendrai pas position".
La polémique du "pain au chocolat" : "pas la bonne direction"
La polémique suscitée par Jean-François Copé avec l'anecdote du pain au chocolat arraché pendant le ramadan pourrait-elle influencer son choix ? Alain Juppé a en tout cas jugé que ces propos n'allaient pas "dans la bonne direction", mais a souhaité qu'on n'en fasse pas "tout un plat". Cependant, a-t-il jugé, "il y a le fond et le contexte". Sur "le fond", il a évoqué une pétition de 2005 "contre les ratonnades anti-blancs, signée par Bernard Kouchner, Jacques Julliard et Elie Chouraki", ex-ministre, éditorialiste et cinéaste classés plutôt à gauche.
"Il faut remettre un peu les choses en perspective et ne pas en faire un sujet de polémique partisane et politicienne", a recommandé l'ancien numéro un de l'UMP. Il a jugé que, dans le duel entre Jean-François Copé et François Fillon, il était "en train de se passer ce qu'(il) redoutait : la logique de la campagne électorale fait fait qu'on cherche à se distinguer de son adversaire et qu'on durcit le ton".
Le racisme anti-blancs dénoncé par le député-maire de Meaux ? "C'est un fait, non ? Je condamne l'exploitation de ce genre de choses dans un climat tendu et aussi la polémique politicienne" qui vise à "brouiller les choses", a répondu Alain Juppé. Jean-François Copé, a-t-il poursuivi, a été "irréprochable vis-à-vis du FN tout au long de sa vie politique". "Il a fait une déclaration que je ne peux pas approuver, mais de là à faire tout un plat et donner des leçons de morale, il y a un pas que je ne franchis pas", a affirmé l'ancien ministre.
"Pas d'impulsion gouvernementale"
Interrogé sur l'action du gouvernement jusqu'à maintenant, Alain Juppé a jugé qu'il y avait un "problème de crédibilité" chez Jean-Marc Ayrault, un de ses successeurs à Matignon. "On n'a pas l'impression qu'il y ait une impulsion gouvernementale", a déclaré le maire de Bordeaux. "La cacophonie dans ce gouvernement est quand même quelque chose d'extraordinaire", a-t-il dit en évoquant "deux ministres" hostiles au traité européen. "C'est quelque chose que tout le monde sent aujourd'hui, il y a un vrai problème", a-t-il ajouté.
Interrogé auparavant à propos du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, Alain Juppé avait répondu : "je ne l'écoute plus".
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