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Créé le 17/02/2012 à 18h45
"Sérieusement, peut-on être optimiste quand on est à un demi-centimètre du bord d'une falaise? " se demande un proche du Président Sarkozy à trois jours d'une réunion cruciale à Bruxelles. "Rationnellement, vous n'ètes jamais rassuré, mais...
.... " la Grèce, est-ce que ca vaut une crise systèmique en Europe?" s'interroge toujours l'Elysée. L'Elysée se bat pour qu'un accord soit conclu lundi, pour que la Grèce obtienne son plan d'aide avant de devoir rembourser une nouvelle tranche de créances, en mars prochain. Car si la Grèce ne rembourse pas, elle sera en défaut de paiement, en faillite.
Dans la zone euro, les avis sont partagés. il y a les pays Triple A (l'Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande) qui ne veulent plus prêter d'argent à Athènes, sans vraie garantie. Et puis il y a les autres qui veulent à tout prix éviter le défaut de paiement et surtout la sortie de la zone euro.
"Le défaut grec, c'est possible mais ce n'est pas l'hypothèse la plus probable" défend le gouvernement français qui espère que d'ici lundi, les créanciers privés, la BCE, les directeurs du Trésor s'arrangent avec les autorités grecques.
"Une sortie de la zone euro ferait exploser le système bancaire grec et entraînerait une récession plus qu'importante". Ce serait pire encore qu'une faillite au sein de la zone euro. "L'Allemagne menace, mais il y a un moment, il faut arrêter de jouer avec ça".
Un discours repris sur RTL ce matin par le Premier ministre, François Fillon, ce matin. Le scénario choisi par la France est le suivant: le salaire de l'ouvrier grec baisse de 20%, les produits fabriqués en Grèce coûtent moins cher et s'exportent plus facilement, ce qui peut provoquer une relance de l'économie. Mais ça va prendre du temps reconnaît Paris. Et politiquement, ç'est très dur à faire passer en Grèce.
Pourtant, le gouvernement de Nicolas Sarkozy est persuadé que c'est la seule solution, la seule qui peut empêcher la failite de la Grèce ou pire sa sortie de la zone euro et après , la contagion à l'Italie, l'Espagne et au Portugal...
Bref, va-t-on tomber de la falaise lundi soir? ...Bon week-end quand même!
Bénédicte TASSART
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